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Round Robin n°1
Un scandale bien français : la casse au Bangladesh

Trois armateurs français envoient à Chittagong (Bangladesh) des navires toxiques avec de l’amiante et d’autres dangers. Il s’agit de Gaz de France avec le Descartes qui avait été soi-disant revendu pour exploitation à la société taiwanaise TMT. En fait, après Marseille, le Descartes est resté dans un port chinois pendant plusieurs mois avant de rejoindre le Bangladesh le 19 juillet 2008 ; sa seule activité a été de changer deux fois de nom. Les autres navires sont le pétrolier Muadi appartenant à la compagnie pétrolière Perenco et le pétrolier Serepca 1 appartenant à une filiale de Total. L’Edouard LD de Louis Dreyfus Armateurs et Gaz de France a été revendu « pour exploitation » à Dynacom, armateur grec, en vue de subir le même sort. Malgré le bénéfice énorme (750 $ la tonne pour des navires en fin de vie, voire 1.000 $ la tonne pour les navires contenant de l’acier inoxydable ou des métaux non ferreux comme le Descartes vendu 14 millions de dollars), les armateurs français et européens ne font aucun effort particulier pour améliorer les conditions de travail des ouvriers bangladais.
Le 22 juillet 2008

Voir à ce sujet le bulletin "A la Casse.com" n°13.

Round Robin # 1
A typical French scandal: breaking up in Bangladesh


Three French ship owners are sending to Chittagong (Bangladesh) vessels containing asbestos and other dangerous materials. The Descartes was supposedly sold by Gaz de France for operation to a Taiwanese company TMT, in fact after Marseille the Descartes stayed in a Chinese port for a couple of months before arriving in Bangladesh on July19th 2008; her only activity was to have her name changed twice. Other vessels include the Muadi a crude oil tanker which belonged to the oil company Perenco and the Serepca 1 also a crude oil tanker owned by a subsidiary of Total. The Edouard LD owned by Louis Dreyfus Armateurs and Gaz de France was sold “for operation” to Dynacom, a Greek ship owner, with the same fate of demolition in view. In spite of the huge profits (750 $ per ton for vessels at the end of their lives to 1,000 $ per ton for the vessels containing stainless steel or non ferrous metals like the Descartes sold for 14 millions dollars), the French and European ship owners are making no efforts to improve the working conditions of Bangladeshi workers.
July 22 nd, 2008

See "Ship-breaking.com" #13, information bulletin on ship demolition.



 

Robin des Bois
Association de protection de l'Homme et de l'environnement

www.robindesbois.org

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