Plutonic

9 oct. 1992

1,7 T de plutonium sur un bateau construit en 1980 et retapé par les japonais. Avant d’être embarqué sur le port de Cherbourg, le plutonium réparti sur 17 camions, traversera La Hague et l’agglomération de Cherbourg.

Le voyage par mer pourra durer plusieurs mois puisque le Plutonic a une autonomie de 100 jours.

La Cogéma prétend que « l’itinéraire confidentiel » sera « exempt de risques naturels ».

Ce n’est pas à vous, cherbourgeois, qu’on fera croire que la mer est télécommandable. Tout peut arriver. Le Titanic, réputé invincible a fait naufrage en avril 1912, 3 jours après avoir quitté Cherbourg.

1,7 T de plutonium sur la mer jolie alors que l’inhalation d’un millionième de gramme peut induire un cancer et que quelques kilos forment une bombe atomique, c’est du délire.

On peut trouver des gens qui, de bonne foi, sont convaincus des avantages de l’énergie nucléaire. Mais qui, même à Cherbourg, peut prétendre que le plutonium est utile à la France, au Japon et au monde ? Transporter 1,7 T de plutonium entre la France et le Japon coûte, selon le budget prévisionnel 3 millions de dollars, 15 millions de francs ! 10.000 francs pour le transport d’un kilo de plutonium ! Le Japon paie cher sa prétendue indépendance énergétique, à moins que le plutonium extrait à La Hague soit livré franco de port.

Si le Plutonic coule sur le plateau continental français, le tourisme, la pêche, la vie économique seront immédiatement cassés sur toute la façade atlantique française.

Le Plutonic ne peut pas couler, répondent la Cogéma et les autorités. Alors à quoi servent les 4 chaloupes de sauvetage du Plutonic ?

 

 

 

 

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