Le vent l’emportera

13 mars 2018

Depuis 7 ans, un vent de folie souffle sur les côtes de l’Atlantique et de la Manche. La mer est vendue à la découpe comme un quartier de bœuf et les industriels français et européens alléchés par l’aubaine et adeptes du gigantisme ont répondu à des appels d’offres mirifiques.

Les risques techniques, financiers, écologiques, maritimes de cette fulgurante industrialisation de la mer sont négligés.

Les oiseaux, les dauphins, les poissons, les fonds marins ne manifestent pas. Le 18 mars 2015, pour se faire l’interprète du silence de la mer, Robin des Bois au nom de 19 associations et fédérations a écrit à 4 Ministres, 2 Secrétaires d’Etat, au Président du Sénat et au Président de l’Assemblée Nationale (voir courrier – pdf). Rien n’est venu, il a fallu attendre 3 ans pour obtenir une réponse à travers l’amendement déposé le 8 mars 2018 par le nouveau gouvernement dans le projet de loi « Etat au service d’une société de confiance ». Cet amendement ouvre la voie à l’annulation des 6 appels d’offres attribués entre l’Ile d’Yeu en Vendée jusqu’au Tréport en Seine-Maritime.

Notre courrier du 8 mars 2015 n’a pas pris une ride et il est exhaustif. Par contre en 3 ans, les projets se sont enlisés et sont aujourd’hui financièrement dans le rouge. Aucune décision d’investissement n’a été prise. La bulle des méga projets offshore éoliens est sur le point de crever.

Pour remporter une compétition ou être le leader dans une filière énergétique, il convient dans certains cas de ralentir, de regarder ce qui se passe et si nécessaire de changer de stratégie.

En conséquence, l’amendement présenté par le gouvernement doit être maintenu et approuvé par le Sénat et l’Assemblée Nationale.

Voir aussi :
Tribune de Robin des Bois dans Le Marin en date du 21 octobre 2015 (pdf).

 

 

 

 

 

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