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Inondat Nec Soucitur

Sous l’égide du GEIDE post-catastrophe (Groupement d’Expertise et d’Intervention Déchets), Robin des Bois, un an après les inondations de mai-juin 2016, dresse un bilan de l’épisode sous l’angle des déchets, un grand angle qui permet de mesurer et d’analyser la préparation et l’impréparation aux chocs climatiques ou industriels.

Il y a un an pile pont, Paris a frôlé la catastrophe, à 40 cm près. En amont, le maire de Melun n’en revenait pas : « On pensait à une crue de la Seine, on ne pensait pas à une crue de ses affluents ». Le phénomène a été qualifié d’atypique ou de prémices du réchauffement climatique. Il n’en est rien, comme l’ont démontré des spécialistes et historiens.

Ce rapport [1] (pdf) est aussi un relevé de mesures pratiques qui pourraient si elles essaimaient faciliter le retour à la normale ou mieux qu’à la normale après le choc des catastrophes. Les collectivités et les administrations ne sont pas toujours prêtes à prévenir et à endiguer les flux de rebuts produits par des situations anormales. Les sites d’élimination des déchets se retrouvent parfois eux-mêmes les pieds dans l’eau.

Les collectivités franciliennes et ligériennes n’ont pas tiré de retour d’expérience précis de cet évènement pré-estival. Sauf pour les victimes directes et les secouristes de terrain, il n’est pas resté dans les mémoires. La page est tournée. Les aménageurs et les élus se réfugient encore derrière l’alibi de « catastrophe naturelle » sans admettre que l’urbanisation et la colonisation des milieux humides, forestiers et agricoles transforment les pluies diluviennes en catastrophes artificielles d’origine humaine. La résilience aux inondations est réservée aux discours alors que les tunneliers et les promoteurs du Grand Paris pataugent dans la nappe phréatique de la Seine et aménagent des friches industrielles dans des zones inondables.

A quand la prochaine ?

Les déchets des inondations du 28 mai au 5 juin 2016 dans les bassins amont de la Seine et de la Loire. [1]
pdf 47 pages, 8,7 Mo

Sommaire
Introduction p. 4
I – Méthodologie p. 5
II – Prévention des déchets post-inondation p. 5
III – Aires de dépose des déchets post-inondation et évacuation p. 7
IV- Installations temporaires de transit des déchets p. 11
V – Déchetteries p. 14
VI – Éco-organismes p. 15
VII – Équipements de collecte et installations de regroupement, tri, recyclage et élimination inondés p. 19
VIII – Sites d’enfouissement p. 23
IX – Pollutions des eaux p. 24
1- Hydrocarbures p. 24
2- Autres pollutions p. 26
X – Déchets solides emportés par les eaux p. 28
XI – Données quantitatives sur les déchets d’inondation produits p. 30
1- Tonnage de déchets d’inondation collectés par commune p. 31
2- Tonnage de déchets d’inondation collectés par syndicats et communautés de communes p. 32
3- Estimation des quantités de déchets d’inondation produits par habitant sinistré p. 33
4- Tonnage de déchets d’inondation collectés par type d’apport p. 33
5- Tonnage de déchets d’inondation collectés par type de déchets p. 33
6- Tonnage de DEEE post-inondation collectés sur les zones de stockage dédiées p. 34
7- Tonnage de DEA collectés p. 34
8- Véhicules Hors d’Usage p. 34
XII – Comparaison entre la production de déchets d’inondation et la production de déchets de routine p. 34
XIII – Coûts p. 35
XIV – Durée d’intervention p. 36
XV – Recommandations p. 37
Annexe I – Questionnaires p. 40
Annexe II – Entités ayant répondu aux questionnaires p. 43
Principales sources p. 46