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Dragage à Brest et arbres à Bréhat

Brest
Dévoilé le 3 février 2005, le projet du port de plaisance du Château à Brest devait démarrer fin 2005. En fait, les premiers dragages et creusements préliminaires datent de l’année 2007 et sont l’objet de polémiques entre le pétitionnaire Brest Métropole Océane et la DDE maître d’ouvrage d’une part et d’autre part Robin des Bois. Nous estimons en effet que les 5.000 t de vases que l’étude d’impact destine aux rejets dans la rade de Brest sont en réalité beaucoup plus contaminées que déclarées et imposent un traitement à terre. Selon nos informations, et après la réaction de Robin des Bois en date du 13 mars, une nouvelle campagne d’analyses a été réalisée et elle révélerait des niveaux en métaux lourds 5 à 15 fois supérieurs aux niveaux 2 du référentiel Géode et des très fortes teneurs en hydrocarbures et en TBT. Ce référentiel mis au point par le Ministère de l’Ecologie en relation avec l’IFREMER et les ports autonomes recommande l’interdiction de l’immersion des vases lorsque le niveau 2 est atteint et à fortiori dépassé. Robin des Bois demande donc la publication de cette nouvelle série de mesures et, si des dépassements sont confirmés, le reformatage des opérations de dragages pour le moment suspendues et la mise au point rapide d’un système de gestion terrestre alternatif supérieur, en terme de confinement et de traçabilité des déchets, à un simple dépôt dans la zone des polders (cf. communiqué du 13 mars 2007 « Les vases sont elles compatibles avec la transparence ? [1]»).

Ile de Bréhat
Des sympathisants de Robin des Bois nous alertent sur l’abattage de plusieurs dizaine de conifères sur un terrain communal de l’île de Bréhat. Ces arbres cinquantenaires occulteraient des petites parties du littoral et restreindraient donc la visibilité des guetteurs du sémaphore. Ce point de vue n’est pas partagé par tout le monde y compris chez les professionnels. Il reste que ces arbres ont été plantés pour former un écran des activités d’élevages et des activités agricoles vis-à-vis des vents du Nord. Tout en reconnaissant la primauté de la sécurité maritime et du littoral, Robin des Bois souhaite que cet abattage soit dans la mesure du possible réduit en élagage et qu’une concertation s’établisse au sujet de l’abattage de tous les arbres sur ce site classé qu’est l’île de Bréhat.