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Déchets australiens : divergence entre Robin des Bois et le Ministère de l’Ecologie

Robin des Bois déplore que le Ministère de l’Ecologie ait décidé de refuser d’importer 132 t de déchets chimiques en provenance de Sydney, Australie.

L’ONG a travaillé pendant de longs mois avec Orica détenteur des déchets et avec Trédi éliminateur de déchets dangereux pour mettre au point un modus operandi susceptible de débloquer une situation inextricable en Australie et de réduire au maximum les risques du transport maritime.

Malheureusement, le Ministère de l’Ecologie rejoignant les amalgames et les caricatures des écolos français et internationaux n’a pas voulu prendre en compte les avantages du scénario préfiguré par Robin des Bois, Orica et Trédi (Cf « Le point de vue de Robin des Bois sur l’importation de déchets HCB en provenance d’Australie», 16 juin 2014).

Nulle autre ONG que Robin des Bois n’est autant consciente des risques et des démesures du transport maritime international. Robin des Bois est en particulier la seule à s’intéresser depuis plus de 15 ans au secteur des porte-conteneurs. C’est pourquoi il avait notamment été décidé de ne pas embarquer plus d’une centaine de tonnes de déchets de HCB à bord du navire importateur.
Si le 1er essai de traitement avait été concluant, le transfert et l’élimination prioritaire de 6500 t aurait pu se faire en 5 à 6 ans et ouvrir d’autres voies pour le traitement intégral de ce stock unique et historique de déchets.

Des produits plus dangereux que les déchets australiens et en quantités bien plus importantes traversent les océans et transitent tous les jours dans les ports français sans les précautions qui avaient été prévues dans le cadre de cette opération spécifique. En toute logique, le Ministère français de l’Ecologie devrait s’élever contre cette «aberration écologique » et interdire dans le monde le trafic maritime de matières dangereuses tel qu’il est pratiqué aujourd’hui.

Robin des Bois continuera à s’intéresser aux déchets chimiques entreposés à Sydney à la différence des contestataires systématiques qui une fois passée l’adrénaline d’une campagne et obtenue une victoire apparente passeront à autre chose et oublieront les risques auxquels sont directement exposés des milliers de riverains et l’Océan Pacifique.