Un
espoir pour les navires en fin de vie
L'évolution des réglementations et des conventions internationales
fait de la démolition des navires un métier d'avenir.
L'extraction et l'élimination des matériaux et résidus
toxiques et le recyclage des métaux sont deux conditions indispensables
à la protection de l'environnement et à l'économie
des ressources naturelles.
Dans cette logique, Robin des Bois est favorable au développement
des plates-formes de déconstruction navale en Europe du Nord.
Elles permettraient de neutraliser sur place les navires poubelles immobilisés
dans les ports et d'éviter un raz de marée dans les chantiers
asiatiques où les conditions de travail et la gestion de l'environnement
sont désastreuses.
Plus précisément, Robin des Bois, tout en déplorant
que les États-Unis n'aient pas de solution interne, est favorable
à la déconstruction en Angleterre des 2 ex-navires auxiliaires
de l'US Navy arrivés début novembre dans le port d'Hartlepool.
Jusqu'alors spécialisée dans le recyclage des plates-formes
pétrolières, la compagnie Able UK entend dans le respect
des règles européennes utiliser ses compétences
dans le recyclage des navires.
Depuis 4 ans, Robin des Bois souhaite que des installations de ce type
soient développées sur la façade atlantique et
en Méditerranée. L'inertie des pouvoirs publics et des
industriels aboutit à des scandales comme celui du porte-avions
Clémenceau. L'initiative des industriels anglais est positive.
Ils disent pouvoir recycler un navire US en six semaines. Qu'ils le
fassent et qu'ensuite des conclusions objectives soient tirées
de cette expérience !