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Communiqué 13 octobre 2007 |
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Le géant allemand du bâtiment Knauf entend installer à Cournon (56) une grosse unité de production de polystyrène. Ce matériau polyvalent utilisé en isolation ou en emballage, non dégradable, inflammable, est pendant tout son cycle de vie toxique pour l’homme et l’environnement. Sa matière première, le styrène, est un dérivé d’hydrocarbures corrosif, explosif, suspecté d’être cancérogène. Le naufrage du Ievoli Sun le 30 octobre 2000 dans la Manche a montré les dangers du transport maritime du styrène et de sa manipulation. En fin de vie, le polystyrène est une horreur théoriquement recyclable et jamais recyclée. Les billes, granulats et fragments de polystyrène tapissent les estuaires et les fonds des mers. Sur toutes les plages-témoins du littoral européen, les déchets de polystyrène sont les plus nombreux à être collectés dans le cadre du programme de la convention OSPAR pour la protection de l’Atlantique du Nord-Est relatif à la connaissance et à la réduction des déchets dans les milieux marins. En mer les particules de polystyrène sont ingérées par les poissons et autres organismes marins ; elles se comportent comme des leurres. L’érosion progressive des polystyrènes charriés dans la mer par les estuaires ou directement rejetés par les navires de commerce, à passagers et de pêche, sous forme d’emballages divers désaffectés, produit une sorte de microplancton synthétique universel dont les effets sur l’écosystème marin sont encore inconnus. Robin des Bois appelle les consommateurs et les professionnels du bâtiment et de l’emballage à utiliser le moins possible ce matériau non écologique. Robin des Bois appelle aussi
toutes les personnes intéressées à dire non à
l’implantation de l’usine de production de polystyrène
à Cournon (56). Knauf a montré à plusieurs reprises
son incapacité à maîtriser les incendies industriels
et à protéger son environnement humain, atmosphérique,
agricole et aquatique et aussi sa capacité à taper l’incruste
dans une petite commune en commençant par 9,5 t/jour de production
sous le seuil d’autorisation imposant une enquête publique,
et en demandant quelques mois après une extension de capacité
à 38 t/jour, les capacité de stockage étant elles
aussi en croissance exponentielle. Entre la cosmétique à
tendance bio et progrès d’Yves Rocher implantée
dans la commune voisine de La Gacilly et le polystyrène à
tendance dioxines, il faut choisir. Dites
non au polystyrène : Pour d’autres informations notamment sur un prolongement éventuel de l’enquête publique et sur les risques de pollution de l’Aff consultez www.vallaff.org Association de la Basse Vallée de l’Aff. Ecologis, Chemin des Tablettes 56200 Cournon.
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