A
la suite de l’épandage de déchets toxiques
dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire,
Robin des Bois a réclamé leur rapatriement et
leur traitement en Europe. La réaction de Robin des Bois
s’est fondée sur les pathologies, la mortalité,
la panique et les rumeurs qui à partir du 20 août
2006 ont frappé et affolé les populations. L’insuffisance
des moyens techniques disponibles sur place et l’intention
formulée par les autorités de Côte d’Ivoire
de construire un bunker pour les déchets a fini d’étayer
la conviction qu’il était indispensable de débarrasser
le plus vite possible le sol ivoirien des déchets débarqués
du Probo Koala.
Aujourd’hui,
le MN Toucan, premier navire ramenant les déchets
et les sédiments avec lesquels ils ont été
mélangés et dilués est attendu dans le
port normand du Havre. Un soin particulier a été
accordé au choix du navire ; il était hors de
question qu’il batte pavillon de complaisance. La même
exigence sera de mise pour les navires suivants.
Robin
des Bois va s’attacher maintenant en liaison avec les
services de l’Etat, le Ministère de l’Ecologie
et les associations à faciliter la fluidité et
la transparence des phases de transit et d’élimination
des 6.000 tonnes de matériaux décapés à
Abidjan. Il sera en particulier veillé à ce que
l’acheminement entre le Havre et le sud de Lyon se fasse
régulièrement et par voie ferroviaire. Etant donné
que le caractère dominant des matériaux à
traiter relève de la teneur en soufre, Robin des Bois
souhaite par ailleurs que les relevés des composés
soufrés à la sortie de la cheminée du four
2 du site d'incinération exploité par Tredi (groupe
Séché) à Salaise soient mis à disposition
des associations qui le souhaiteront, pendant les phases d’élimination.
Robin
des Bois remarque enfin qu’aucun autre pays membre de
l’Union Européenne n’a évoqué
jusqu’alors la possibilité de stocker et de traiter
ces déchets, pas même les Pays-Bas et l’Estonie
dont les responsabilités sont pourtant engagées
comme éventuellement le Royaume-Uni, l’Espagne
et la Grèce. |