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Communiqué 4 juin 2007 |
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Les réunions préliminaires à la 14eme session de la conférence des parties à la Convention de Washington sur les espèces animales et végétales menacées d’extinction se sont déroulées dans des conditions glaciales à Paris. La dernière a eu lieu le 15 mai 2007. A cette occasion, les membres de la délégation française ont redit que la France était défavorable à la proposition du Kenya et du Mali sur la suspension du commerce international de l’ivoire pendant 20 ans. Cette position serait partagée par la majorité des membres de l’Union Européenne. Ce qui reste à prouver. Il se pourrait plutôt que la France tente d’imposer sa position à l’Union Européenne. La présence du délégué général de la Confédération des Métiers et des Utilisateurs des Ressources de la Nature (Comurnat) au sein de la délégation française et même au sein du ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables (MEDAD) depuis quelques semaines est à cet égard très instructive et très inquiétante. A l’exception du WWF, toutes les organisations de la protection de la nature présentes à ces réunions ont exprimé et continuent à exprimer leur soutien et leur intérêt envers la proposition du Kenya et du Mali ou envers toute autre initiative éventuelle convergente. Cette proposition est imposée par la recrudescence manifeste des épisodes de braconnage, de meurtres de gardiens de parcs ou d’aires protégées, de corruption et de compromission de fonctionnaires, de diplomates et de militaires. Les
points soulevés par la France et l’Union Européenne
pour rejeter la proposition du Kenya et du Mali ne sont pas recevables
:
D’autre part, l’Union Européenne et la France s’opposent
par exemple à la suppression du lynx roux des Etats-Unis des
annexes de la CITES au motif que la ressemblance de cette espèce
avec le lynx d’Europe pourrait mettre en danger ce dernier ; elles
omettent en même temps de prendre en compte qu’il est impossible
dans l’état actuel du marché de distinguer un ivoire
d’éléphant d’Afrique australe d’un ivoire
d’éléphant d’Afrique équatoriale ou
du continent asiatique et que l’autorisation accordée au
commerce international d’ivoire à partir de l’Afrique
du sud et australe met en péril tous les éléphants
du continent africain et d'Asie. Robin des Bois demande au gouvernement français d’adopter dans les heures qui suivent et après des semaines de tergiversation une position claire en faveur du sauvetage des éléphants d’Afrique et d’Asie et de soutenir la proposition du Kenya et du Mali. Toute autre position serait une position de compromission. L’Afrique a besoin d’autres mesures que la libéralisation du marché de l’ivoire et des peaux de panthères pour s’en sortir.
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