Cherbourg : un drame de la mer

2 déc. 1997

Quatre ans après le désarrimage de 80 conteneurs tombés du cargo français Sherbro, les conteneurs de Noël arrivent sur le littoral du Cotentin. L’avarie, l’échouement et la tentative de remorquage vers le port de Cherbourg du MSC Rosa en provenance de Rouen et faisant route vers l’océan Indien et Madagascar soulignent les risques liés au trafic de porte-conteneurs.

Selon la Méditerranean Shipping Company (la MSC), basée en Suisse et utilisant des pavillons de complaisance, il n’y a pas à bord de « matières particulièrement dangereuses ». Cependant, il y a quelques jours, un autre porte-conteneurs de la même compagnie s’est brisé en deux à 100 milles des Açores. Il transportait, parmi 1000 conteneurs, 3 sources radioactives au césium 137 chargées au Havre et à destination de Boston aux Etats-Unis. Le MSC Carla avait été construit il y a 25 ans, le MSC Rosa il y a 20 ans. C’est à cet armateur de complaisance utilisant une flotte vieillissante que les autorités françaises, sous la responsabilité du ministère de l’environnement et de l’industrie, confient des transports de colis radioactifs.

Au-delà de cette erreur d’attribution, le naufrage du MSC Rosa en mer de la Manche souligne l’insuffisance des moyens logistiques d’assistance aux navires en difficulté. Elle ne peut être compensée par le courage et la compétence des équipages des remorqueurs ou le bénévolat de la Société Nationale de Sauvetage en Mer appelée à la rescousse ce matin dans la tempête.

 

 

 

 

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