Sites pollués

Les strates de l’industrialisation et la désindustrialisation ont superposé dans les sols et sous-sols terrestres et aquatiques des couches de pollutions et greffé dans le paysage et la géologie des bâtiments pollués, des amas de stériles, des fûts et des cuves qui libèrent au fur et à mesure de leur exposition aux intempéries et de la corrosion des résidus et poussières toxiques. L’empreinte écologique de ces ex-activités a une tendance naturelle à s’effacer de la mémoire collective et administrative. Gare à l’oubli et aux reconversions hâtives des friches industrielles et des stations-service.

Secret-défense, secret-Concorde

24 juil. 2001

Par communiqués des 26 juillet, 10 août et 16 août 2000, ainsi que par courriers ou télécopies du 11 août et du 21 août, confirmés le 15 février 2001 à l’adresse de la SNECMA, co-constructeur des réacteurs, et de M. le ministre des transports, Robin des Bois a demandé des informations sur la présence à bord du Concorde de thorium 232, un radionucléide particulièrement toxique couramment utilisé dans la motorisation et les alliages aéronautiques. Les préoccupations de Robin des Bois s’étendaient aux hydrocarbures, à l’amiante, au pyralène et autres solvants chlorés susceptibles d’avoir pollué les sols et sous-sols à l’endroit du crash. Aucune réponse ne nous a été faite.

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Barrage à l’arsenic !

5 juil. 2001

La piste de l’arsenic remontée par Robin des Bois à partir du moulin du Bosc et de l’usine à gaz de Lodève révèle des taches de contamination et des sites pollués à chaque maillon de la filière. La responsabilité de la société d’économie mixte Bas-Rhône-Languedoc (BRL) dans la dispersion au début des années 60 des produits toxiques entreposés sur les emprises du complexe minier d’Avène est maintenant manifeste. BRL a racheté l’ensemble des installations de la mine et des ateliers de traitement dans le cadre de la construction du barrage d’Avène.

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Arsenic: la filière clandestine

29 juin 2001

La découverte à Lodève par la DRIRE, en présence de la gendarmerie, de déchets arséniés enfouis sous les emprises de l’ancienne usine à gaz, confirme qu’une dispersion et une dissimulation de produits toxiques a été effectuée en 1978 dans le lodévois. L’évacuation vers la mine d’or de Salsigne des 478 tonnes de Penarsol-super stockées au moulin du Bosc était un leurre. Une partie, peut-être la totalité du stock est restée sur place, ou a été dispersée dans les environs.

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Hérault: l’anomalie arsenic

3 mai 2001

Les informations diffusées par Robin des Bois le 25 avril 2001 relatives à la découverte à Lodève d’un stock de déchets très fortement arseniés ont relancé la traque à l’arsenic dans l’Hérault.

Le site du Moulin du Bosc doit être investigué en profondeur, en particulier la cave obturée à l’entrée de laquelle plusieurs fûts ont été exhumés. Elle peut receler des mauvaises surprises supplémentaires. Les sédiments de la Lergue doivent être analysés. Robin des Bois rappelle que les résultats diffusés par la Préfecture de l’Hérault ne concernent que l’eau de la Lergue, alors que les sédiments piègent et concentrent les polluants. Ces recherches et analyses doivent être prises en charge par l’Etat, certainement pas par le propriétaire actuel des bâtiments qui dans cette affaire est victime d’un vice caché attaché à son bien, et d’une intoxication à l’arsenic.

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Lodève: la traque de l’arsenic

28 avril 2001

Ils ont vécu l’enfer pendant 6 ans. Au fil des années quatre chiens et un chat sont morts empoisonnés. Sur les murs, avec la pointe d’un couteau, il y a assez d’arsenic pour tuer un homme. La famille Vignon a contacté Robin des Bois le 8 janvier 2001, en même temps qu’elle recevait les premiers résultats des prélèvements effectués dans leur propriété. Une deuxième campagne d’analyses confirmant les résultats a amené Robin des Bois, en accord avec les propriétaires, à porter à la connaissance du public et de la presse cette nouvelle affaire d’intoxication à l’arsenic. Alors que l’unité de mesure de l’arsenic en matière de protection de la santé humaine ou de protection de l’environnement est le milligrame ou le microgramme, les analyses ont mesuré des taux atteignant les centaines de grammes! Le moulin du Bosc a été vendu en 1995 par un curé sans charité qui officie aujourd’hui à Mèze. Contrairement aux obligations légales existant depuis 1992, l’ex-propriétaire a omis d’informer l’acquéreur et le notaire des inconvénients et risques cachés liés au moulin et à ses remises.

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Borgia à Lodève

25 avril 2001

Les propriétaires, depuis 1994, d’anciens bâtiments industriels reconvertis en résidence principale sont aujourd’hui contaminés par l’arsenic. Plusieurs animaux domestiques sont morts. Ça ce passe à Lodève, au lieu dit le Bosc, sur une parcelle de 5.700 m2 en bordure d’une rivière, la Lergues, utilisée par les pêcheurs, les baigneurs et les vignerons qui y pompent de l’eau d’irrigation.

Deux campagnes d’analyses récentes démontrent que les teneurs en arsenic se mesurent sur place en gramme alors que l’unité de mesure définissant les valeurs seuils dans les sols, dans les sédiments et dans l’eau de consommation est le milligramme ou le microgramme. L’arsenic est connu pour migrer du sol vers les végétaux ou la flore aquatique. Il constitue un vecteur de contamination de l’ensemble des écosystèmes.

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Un nouveau mode de traitement des sites pollués: la crue

17 oct. 2000

La crue de l’Arc vient d’emporter plusieurs milliers de tonnes de déchets industriels toxiques stockés dans des conditions précaires au lieu-dit Sorderettes, sur la commune de St-Michel-de-Maurienne.

Cette décharge dont l’instabilité était connue est située dans le lit majeur de l’Arc. Elle a reçu de 1957 à 1996 les déchets des industries métallurgiques et chimiques de la moyenne vallée de la Maurienne. Des boues de phosphatation, des déchets fluorés, des fluorures contenant des cyanures, des métaux lourds (chrome, cuivre, nickel, molybdène…), des résidus d’hydrocarbures, des boues de désulfatation, des sels de trempe cyanurés, des goudrons de revêtement routier y ont été déversés sans précaution.

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La Flèche n°36

14 sept. 2000

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Allo Gayssot

16 août 2000

Dans ses communiqués du 26 juillet et du 10 août 2000, l’association Robin des Bois demandait à propos de l’épave du Concorde « si tous les risques étaient pris en compte », insistant sur le fait que les accidents de transports de grande ampleur doivent être aussi considérés comme des catastrophes technologiques mettant en péril la santé des sauveteurs et l’environnement.

La question se pose en particulier de savoir si du thorium 232 et, ou, de l’uranium appauvri sont présents dans les alliages des réacteurs du Concorde ou dans d’autres parties de l’avion. Les conditions de l’accident, la durée et l’intensité de l’incendie, l’absence de vent sont autant de facteurs aggravants pour la contamination du site et les risques d’inhalation des particules toxiques (amiante, dioxines …) ou radiotoxiques par les personnels participant aux premiers secours ou aux expertises, ainsi que dans une moindre mesure pour les témoins et les journalistes.

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Concorde: de l’amiante bien sûr, de la radioactivité sans doute

10 août 2000

Le 26 juillet 2000, Robin des Bois a diffusé un communiqué apparemment tombé dans les oubliettes intitulé  » Épave du Concorde: tous les risques sont-ils pris en compte? ». Il se concluait ainsi « comme tous les accidents de transports de grande ampleur, le site du crash du Concorde doit être considéré comme un site pollué »

Depuis le 7 août, les fouilles, expertises et relevages de débris et surtout des réacteurs sont interrompus. Le motif officiel de cet arrêt de précaution tardif est la présence de particules d’amiante.

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