Sites pollués

Les strates de l’industrialisation et la désindustrialisation ont superposé dans les sols et sous-sols terrestres et aquatiques des couches de pollutions et greffé dans le paysage et la géologie des bâtiments pollués, des amas de stériles, des fûts et des cuves qui libèrent au fur et à mesure de leur exposition aux intempéries et de la corrosion des résidus et poussières toxiques. L’empreinte écologique de ces ex-activités a une tendance naturelle à s’effacer de la mémoire collective et administrative. Gare à l’oubli et aux reconversions hâtives des friches industrielles et des stations-service.

Arsenic: l’enquête empoisonnée

26 sept. 2002

Trois personnes intoxiquées, 10 sites contaminés, de l’arsenic dans les caves, les rivières, les lacs et les prairies, un trafic de pesticides associant élus et entrepreneurs locaux: les filières de l’arsenic dans le midi de la France sont caractéristiques des collusions criminelles entre pollueurs et du laisser-aller de l’administration dans la surveillance et la traçabilité des sites pollués.

Une plainte pour tentative d’empoisonnement et empoisonnement a été déposée en avril 2001 auprès du Tribunal de Montpellier par Éric Vignon, propriétaire du moulin du Bosc, à Lodève dans l’Hérault, où les premières tonnes d’arsenic ont été découvertes. En 1995, lorsqu’il achète le moulin à un curé de Mende, Éric Vignon n’est pas informé de la pollution du bâti et des sols et ignore que le site est repéré par les premiers inventaires nationaux des sites pollués édités par le Ministère de l’environnement. Il sera exposé à l’arsenic avec sa compagne jusqu’en 2001. Tous deux présentent des teneurs en arsenic dans l’organisme inquiétantes. Leur petite fille née en juillet 2002 souffre de pathologies qui pourraient être liées à l’exposition des parents. Pourtant, sur la base d’une enquête tardive et si discrète que certains des principaux acteurs n’ont pas été entendus, le juge estimerait pouvoir clore l’instruction sans poursuites le 29 septembre 2002. Mise en danger de la vie d’autrui, empoisonnement, pollutions des sols et de l’eau, trafic de déchets toxiques, pour le Tribunal de Montpellier il n’y aurait rien à juger. Et pourtant: les habitants du moulin sont empoisonnés, le sol et les bâtiments sont toujours pollués en profondeur par l’arsenic, les commanditaires de la dispersion des déchets toxiques sont connus, plusieurs exécutants vivent encore dans le lodévois.

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Un nouveau stade pollué

12 sept. 2002

Robin des Bois demande l’enlèvement des terres polluées amenées sur le futur stade du Moustier à Nogent-sur-Oise. Les terres proviennent de l’emprise d’une fonderie fermée. Ce site pollué par les hydrocarbures, les PCB, les métaux toxiques, et sans doute les dioxines qui n’ont pas fait l’objet de mesures, a été excavé. En août 2002, plusieurs centaines de tonnes ont été amenées au centre de stockage de déchets industriels spéciaux de Villeparisis en banlieue parisienne. 1000 tonnes devraient rester sur place après un encapsulage dans le béton, sous un programme immobilier bientôt en cours de réalisation. Les terrassiers ont en fin de chantier, avec l’accord des services techniques de la mairie de Nogent-sur-Oise, amené sur le terrain de sports en cours de réalisation du Moustier des terres qui devaient être stockées dans des décharges contrôlées.

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Une rentrée au mercure et au chrome

2 sept. 2002

Malgré les fermetures définitives ou provisoires des écoles de Nogent-sur-Marne (1998) et de Vincennes (2001) pour cause de contamination radioactive et d’agrégats inexpliqués de cancers, les collectivités, avec l’aval du Ministère de l’Education Nationale, s’empressent encore dans des délais très courts de reconvertir des sols pollués en supports d’édifices scolaires. Les pics de pollution sont tempérés par des valeurs moyennes arithmétiques et par l’élimination des valeurs extrêmes. Les facteurs d’incertitude sont répartis en Doses Journalières Admissibles pour des individus découpés par tranche de 15 kg; elles reviennent à autoriser une dose globale de toxiques considérée comme tolérable, qu’elle soit absorbée par inhalation, contact ou ingestion. C’est ainsi que sont délivrés des certificats de survie sur des sols pollués, assortis d’une posologie et parfois d’un mode d’emploi, du style: « les concentrations résiduelles seront acceptables dans la mesure où l’espace récréatif de la maternelle aura été aménagé. Toute utilisation d’eau souterraine sera interdite, y compris pour l’arrosage des espaces verts et du potager, pour les jeux d’eau, les sanitaires et le nettoyage des zones bitumées. » Est-il raisonnable de confiner des enfants, petits et grands, sur des compromis d’arsenic ménageant la chèvre écologique et le coût économique? Robin des Bois demande le report des travaux d’aménagement du groupe scolaire et du centre de petite enfance à l’ouest de la ville de Toulouse et du groupe scolaire de Saint-Ouen l’Aumône au nord de Paris.

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Arsenic: les cobayes de l’Hérault

28 juin 2002

Depuis un an et demi, ils vivent dans la hantise du contact, de l’inhalation ou de l’ingestion de l’arsenic. Malgré cinq réunions du groupe de travail arsenic placé sous la présidence de la sous-préfecture de Lodève, malgré la responsabilité évidente des collectivités locales et de BRL, Eric VIGNON et Aurélie DEVOCHELLE n’ont reçu aucun secours, aucune indemnité leur permettant de se réinstaller ailleurs. Malgré la naissance imminente d’un enfant au moulin du Bosc, aucune proposition n’a été faite aux parents pendant les neuf mois de gestation, sauf de minables propositions d’hébergement provisoire dans une chambre d’hôtel.

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Arsenic: le moulin dans l’impasse

20 mars 2002

Un an après la révélation par Robin des Bois d’une lourde pollution à l’arsenic du moulin du Bosc à Lodève, aucune proposition sérieuse de relogement, aucune indemnisation n’ont été proposées à ses habitants par l’Etat, le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, ou le Conseil Général de l’Hérault, pourtant impliqués dans cette affaire à travers leurs participations en tant qu’actionnaires de la Compagnie Nationale d’Aménagement de la Région du Bas-Rhône et du Languedoc ( BRL ), à l’origine de la dispersion dans le lodévois des produits et déchets toxiques stockés sur les emprises de la mine d’Avène-les-Bains.

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Lodève: l’arsenic s’incruste

13 nov. 2001

Réalisée par ORTEC GSI à la demande de METALEUROP, la mise en sécurité du Moulin du Bosc est un échec. Malgré l’évacuation de plus de 18 tonnes de déchets arséniés vers le centre d’enfouissement de Stocamine en Alsace, le rapport de fin de travaux rédigé par ANTEA conclut que les analyses des prélèvements de contrôle « indiquent encore de fortes teneurs en arsenic pour l’ensemble des zones traitées. A l’évidence sur ce site la pollution anthropique est étroitement imbriquée et imprégnée dans le bâti et à sa proximité. » Le propriétaire actuel du moulin et sa famille sont donc toujours exposés à la contamination, la mort par empoisonnement d’un de leurs chiens début décembre le confirme

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Secret-défense, secret-Concorde

24 juil. 2001

Par communiqués des 26 juillet, 10 août et 16 août 2000, ainsi que par courriers ou télécopies du 11 août et du 21 août, confirmés le 15 février 2001 à l’adresse de la SNECMA, co-constructeur des réacteurs, et de M. le ministre des transports, Robin des Bois a demandé des informations sur la présence à bord du Concorde de thorium 232, un radionucléide particulièrement toxique couramment utilisé dans la motorisation et les alliages aéronautiques. Les préoccupations de Robin des Bois s’étendaient aux hydrocarbures, à l’amiante, au pyralène et autres solvants chlorés susceptibles d’avoir pollué les sols et sous-sols à l’endroit du crash. Aucune réponse ne nous a été faite.

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Barrage à l’arsenic !

5 juil. 2001

La piste de l’arsenic remontée par Robin des Bois à partir du moulin du Bosc et de l’usine à gaz de Lodève révèle des taches de contamination et des sites pollués à chaque maillon de la filière. La responsabilité de la société d’économie mixte Bas-Rhône-Languedoc (BRL) dans la dispersion au début des années 60 des produits toxiques entreposés sur les emprises du complexe minier d’Avène est maintenant manifeste. BRL a racheté l’ensemble des installations de la mine et des ateliers de traitement dans le cadre de la construction du barrage d’Avène.

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Arsenic: la filière clandestine

29 juin 2001

La découverte à Lodève par la DRIRE, en présence de la gendarmerie, de déchets arséniés enfouis sous les emprises de l’ancienne usine à gaz, confirme qu’une dispersion et une dissimulation de produits toxiques a été effectuée en 1978 dans le lodévois. L’évacuation vers la mine d’or de Salsigne des 478 tonnes de Penarsol-super stockées au moulin du Bosc était un leurre. Une partie, peut-être la totalité du stock est restée sur place, ou a été dispersée dans les environs.

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Hérault: l’anomalie arsenic

3 mai 2001

Les informations diffusées par Robin des Bois le 25 avril 2001 relatives à la découverte à Lodève d’un stock de déchets très fortement arseniés ont relancé la traque à l’arsenic dans l’Hérault.

Le site du Moulin du Bosc doit être investigué en profondeur, en particulier la cave obturée à l’entrée de laquelle plusieurs fûts ont été exhumés. Elle peut receler des mauvaises surprises supplémentaires. Les sédiments de la Lergue doivent être analysés. Robin des Bois rappelle que les résultats diffusés par la Préfecture de l’Hérault ne concernent que l’eau de la Lergue, alors que les sédiments piègent et concentrent les polluants. Ces recherches et analyses doivent être prises en charge par l’Etat, certainement pas par le propriétaire actuel des bâtiments qui dans cette affaire est victime d’un vice caché attaché à son bien, et d’une intoxication à l’arsenic.

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