Risques industriels

Personne n’est à l’abri. Un avion peut s’écraser chez vous, un chimiquier ou des conteneurs toxiques s’échouer sur la plage que vous aimez. Les entrepôts flottants ou terrestres prennent feu. Les camions de matières dangereuses entrent en collision ou basculent dans la rivière. Les décharges ou les stocks de déchets à recycler prennent feu ou sont inondés. Sur le long terme, les conséquences sanitaires, environnementales et psychologiques de ces faits divers tragiques ne sont pas suivies ni maîtrisées.

Un havre pour les risques

30 oct. 2001

Objet: risques industriels risques pyrotechniques estuaire de la Seine

Depuis 1996, Robin des Bois dénonce l’adossement du projet « Port 2000 » au Havre à un stockage pétrolier classé Seveso. Aux risques prévisibles du projet pour les travailleurs portuaires, pour l’environnement, pour la sécurité maritime et industrielle, s’ajoutent depuis un an les risques pyrotechniques liés au déminage du futur chenal portuaire. Malgré une ordonnance du Conseil d’État et malgré les discours tenus au lendemain de la catastrophe de Toulouse, l’État français donne un avenir aux risques majeurs. Depuis juillet 2001, les bulldozers ont été lâché sur les mares et les roselières de l’estuaire de la Seine afin d’effectuer les travaux préparatoires à « Port 2000 ».

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Toulouse: les oies du capitole

22 sept. 2001

La parade politique de Toulouse et la multiplication des cellules psychologiques -un métier d’avenir- ne doivent pas occulter la vérité et les hypothèses les plus vraisemblables.

Le nitrate d’ammonium est un explosif primaire. Il est sensible à l’humidité. Pourtant, dans beaucoup de ports français comme Honfleur ou Lorient, les « big-bags » peuvent être stockés en plein air et sont toujours débarqués de bateaux poubelle ou en mauvais état, arborant le pavillon rouge réglementaire en cas de transport de matière dangereuse. Le nitrate d’ammonium est encore plus sensible à la chaleur.

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Seveso – Toulouse

21 sept. 2001

L’usine AZF met en oeuvre du chlore, de l’ammoniac, du nitrate d’ammonium, du protoxyde d’azote, et de l’hydrogène.

La SNPE, Société Nationale des Poudres et Explosifs stocke du chlore, des substances classées très toxiques, comburantes et explosibles. Elle produit entre autres du phosgène; utilisé comme gaz de combat pendant la guerre de 1914-1918, c’est un toxique pulmonaire suffocant agissant avec un effet retard et susceptible de provoquer une anesthésie de la perception olfactive.

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Seveso Boulevard

10 sept. 2001

Robin des Bois a assisté ou participé à 8 tables rondes régionales sur les risques industriels à Caen, Rouen, Lille, Nantes, Martigues, Paris, Toulouse et Lyon. 3 de ses représentants assisteront au Débat National mardi 11 décembre 2001. Robin des Bois sera entendu le 18 décembre par la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale sur les risques industriels. A ce stade, suivent des constats et des pistes de travail.

Études de dangers : Elles ne prennent pas en compte les scénarios majeurs et renvoient au public, et au personnel des sites une image réductrice et sélective des risques. En cas d’incendie, le risque induit par les sources radioactives est omis, de même que le risque pyralène des installations électriques. Les scénarios d’explosion et d’incendie des stockages gaziers et pétroliers sont sous-dimensionnés. Les risques périphériques – stockages, appontements, réseaux routiers et ferroviaires internes, décharges et débarras internes, canalisations souterraines – sont sous-estimés.
=>Les études de dangers doivent être loyales, complètes, intégrer la pollution toxique ou pyrotechnique des sols, sous-sols, mares, lagunes, et eaux souterraines. Ces pollutions doivent dans certaines circonstances être considérées comme d’éventuels facteurs déclenchant ou aggravant les accidents.

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Y a t-il encore un ministre des Transports ?

26 mars 2001

Très toxique par inhalation, par contact et par ingestion, l’acide fluorhydrique est une des matières dangereuses les plus redoutées des pompiers et autres services de secours. Au contact de l’eau ou de l’humidité, il dégage des vapeurs exothermiques provoquant des brûlures et des lésions pulmonaires irréversibles.

Les usines qui en détiennent plus de 20 tonnes sont assujetties à la directive Seveso et doivent en cas d’alerte, c’est-à-dire d’anomalie constatée, déclencher immédiatement un plan d’urgence dont l’un des leviers d’intervention consiste à informer immédiatement la population riveraine des mesures à prendre dans un large périmètre soumis aux aléas météorologiques.

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Gare à Narbonne !

12 mars 2001

Très toxique par inhalation, contact, ingestion, l’acide fluorhydrique anhydre, tel que transporté par les wagons déraillés en gare de Narbonne représente pour les populations de proximité et l’environnement un risque considérable.

Lors de l’accident de Saint- Galmier, en mars 2000, mettant en cause un wagon d’acide nitrique et un wagon d’acide fluorhydrique dilué, un périmètre de sécurité de 1500 mètres avait été imposé. Cet accident avait eu lieu à 30 km de Saint-Etienne, dans une zone à faible densité de population.

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Union Sacrée pour la Pollution du Rhône et de la Méditerranée

12 août 2000

Après l’action d’écoterrorisme des salariés de l’usine Cellatex à Givet, qui ont déversé 6000 litres d’acide sulfurique le 17 juillet 2000 dans un petit affluent de la Meuse, la direction et les syndicats de l’usine de la Société Nationale des Poudres et Explosifs (SNPE) à Sorgues relancent le chantage.

Le relargage dans le Rhône de 50 tonnes d’acide sulfurique et de 9 tonnes d’acide nitrique a été exigé en échange du maintien des emplois dans deux ateliers arrêtés après l’explosion le 7 juillet d’une unité de traitement des vieux acides. La Préfecture du Vaucluse, les ministères de l’Industrie et de l’Environnement se sont inclinés le 4 août. Les Verts se taisent.

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Tunnel du Mont-Blanc: un point noir

29 mars 1999

Objet : Tunnel du Mont-Blanc, suite du communiqué du 27 mars intitulé « Plus de mal que de peur »

Les Ministres se succèdent au Mont-Blanc pour rendre hommage aux victimes et aux pompiers. Les tunnels n’ont pas besoin de ce genre de cérémonies, ils ont besoin d’une Cellule Mobile d’Intervention Chimique – CMIC – attachée au site et d’une réactivation de la Mission du Transport des Matières Dangereuses placée sous la responsabilité du Ministère des Transports.

Le tube du tunnel du Mont-Blanc est en terme de gestion des déchets un incinérateur sans cheminée. La combustion des matériaux chlorés et la fusion du bitume souillé par la circulation routière ont généré des molécules toxiques persistantes et cancérigènes comme les dioxines, sous forme de suies, d’imprégnations et de poussières. Le tunnel du Mont-Blanc, en plus d’être le site d’un accident tragique, doit aussi être considéré comme un site pollué à décontaminer avec des précautions exceptionnelles pour les équipes d’intervention et les entreprises chargées de la réhabilitation du site.

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Plus de mal que de peur

27 mars 1999

La règle générale est l’interdiction de passage pour tous les véhicules transportant des matières dangereuses dans les tunnels dont la longueur est supérieure à 150 mètres.

Mais le transit de certaines matières dangereuses dans le tunnel du Mont-Blanc est autorisé par arrêté préfectoral du 29 décembre 1992 en fonction de leur conditionnement et des quantités. Un intervalle minimal de 100 à 200 mètres est à observer entre les camions.
Robin des Bois demande auprès des autorités compétentes l’inventaire des matières dangereuses (explosives, inflammables, toxiques, corrosives, radioactives, infectieuses) susceptibles d’avoir provoqué ou aggravé les conséquences de l’accident du tunnel du Mont-Blanc.

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P4: le virus du secret se développe à Lyon

5 mars 1999

Le laboratoire P4 est une installation particulière qui échappe au contrôle des citoyens quand ils ne sont pas médecins militaires, responsables des pompiers ou des services d’urgence, nominés par la préfecture de Lyon et l’institut Mérieux.

Les vagues dispositions constructives communes aux activités à risque comme une dépressurisation de l’air, des dalles anti-sismiques, des vitrages blindés ou des digicodes ne suffisent pas à prévenir tous les risques de dissémination des virus dans un tissu urbain dense et traversé par un flux de matières dangereuses.
La pathogénicité des micro-organismes étudiés soulève pourtant des questions précises auxquelles ne répond pas la présentation aseptisée de ce nouveau palais du virus.
– Quels seraient les effets et les précautions à prendre par les populations si une perte de confinement due à une anomalie technique ou à une activité de bioterrorisme venait à se produire ?
– Comment les agents infectieux seront-ils acheminés à Lyon et au cœur du laboratoire ?
-Comment les litières et les dépouilles animales seront-elles exportées du laboratoire et dans quel incinérateur seront-elles brûlées ?
-Comment, où, et en quelles quantités, les eaux de décontamination des chercheurs et laborantins seront-elles stockées in situ, évacuées et traitées ?
-Quel est le niveau de certitude au sujet de la neutralisation des déchets infectieux générés par des virus inconnus à une température de 128 °C?
-Les vitrages de cette structure résisteraient-ils à la percussion d’un projectile moderne, comme un missile ?
-Où et par qui seront capturés les chimpanzés, les gorilles ou autres primates supérieurs voués à l’expérimentation ?

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