Risques industriels

Personne n’est à l’abri. Un avion peut s’écraser chez vous, un chimiquier ou des conteneurs toxiques s’échouer sur la plage que vous aimez. Les entrepôts flottants ou terrestres prennent feu. Les camions de matières dangereuses entrent en collision ou basculent dans la rivière. Les décharges ou les stocks de déchets à recycler prennent feu ou sont inondés. Sur le long terme, les conséquences sanitaires, environnementales et psychologiques de ces faits divers tragiques ne sont pas suivies ni maîtrisées.

Gare à Narbonne !

12 mars 2001

Très toxique par inhalation, contact, ingestion, l’acide fluorhydrique anhydre, tel que transporté par les wagons déraillés en gare de Narbonne représente pour les populations de proximité et l’environnement un risque considérable.

Lors de l’accident de Saint- Galmier, en mars 2000, mettant en cause un wagon d’acide nitrique et un wagon d’acide fluorhydrique dilué, un périmètre de sécurité de 1500 mètres avait été imposé. Cet accident avait eu lieu à 30 km de Saint-Etienne, dans une zone à faible densité de population.

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Union Sacrée pour la Pollution du Rhône et de la Méditerranée

12 août 2000

Après l’action d’écoterrorisme des salariés de l’usine Cellatex à Givet, qui ont déversé 6000 litres d’acide sulfurique le 17 juillet 2000 dans un petit affluent de la Meuse, la direction et les syndicats de l’usine de la Société Nationale des Poudres et Explosifs (SNPE) à Sorgues relancent le chantage.

Le relargage dans le Rhône de 50 tonnes d’acide sulfurique et de 9 tonnes d’acide nitrique a été exigé en échange du maintien des emplois dans deux ateliers arrêtés après l’explosion le 7 juillet d’une unité de traitement des vieux acides. La Préfecture du Vaucluse, les ministères de l’Industrie et de l’Environnement se sont inclinés le 4 août. Les Verts se taisent.

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Tunnel du Mont-Blanc: un point noir

29 mars 1999

Objet : Tunnel du Mont-Blanc, suite du communiqué du 27 mars intitulé « Plus de mal que de peur »

Les Ministres se succèdent au Mont-Blanc pour rendre hommage aux victimes et aux pompiers. Les tunnels n’ont pas besoin de ce genre de cérémonies, ils ont besoin d’une Cellule Mobile d’Intervention Chimique – CMIC – attachée au site et d’une réactivation de la Mission du Transport des Matières Dangereuses placée sous la responsabilité du Ministère des Transports.

Le tube du tunnel du Mont-Blanc est en terme de gestion des déchets un incinérateur sans cheminée. La combustion des matériaux chlorés et la fusion du bitume souillé par la circulation routière ont généré des molécules toxiques persistantes et cancérigènes comme les dioxines, sous forme de suies, d’imprégnations et de poussières. Le tunnel du Mont-Blanc, en plus d’être le site d’un accident tragique, doit aussi être considéré comme un site pollué à décontaminer avec des précautions exceptionnelles pour les équipes d’intervention et les entreprises chargées de la réhabilitation du site.

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Plus de mal que de peur

27 mars 1999

La règle générale est l’interdiction de passage pour tous les véhicules transportant des matières dangereuses dans les tunnels dont la longueur est supérieure à 150 mètres.

Mais le transit de certaines matières dangereuses dans le tunnel du Mont-Blanc est autorisé par arrêté préfectoral du 29 décembre 1992 en fonction de leur conditionnement et des quantités. Un intervalle minimal de 100 à 200 mètres est à observer entre les camions.
Robin des Bois demande auprès des autorités compétentes l’inventaire des matières dangereuses (explosives, inflammables, toxiques, corrosives, radioactives, infectieuses) susceptibles d’avoir provoqué ou aggravé les conséquences de l’accident du tunnel du Mont-Blanc.

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P4: le virus du secret se développe à Lyon

5 mars 1999

Le laboratoire P4 est une installation particulière qui échappe au contrôle des citoyens quand ils ne sont pas médecins militaires, responsables des pompiers ou des services d’urgence, nominés par la préfecture de Lyon et l’institut Mérieux.

Les vagues dispositions constructives communes aux activités à risque comme une dépressurisation de l’air, des dalles anti-sismiques, des vitrages blindés ou des digicodes ne suffisent pas à prévenir tous les risques de dissémination des virus dans un tissu urbain dense et traversé par un flux de matières dangereuses.
La pathogénicité des micro-organismes étudiés soulève pourtant des questions précises auxquelles ne répond pas la présentation aseptisée de ce nouveau palais du virus.
– Quels seraient les effets et les précautions à prendre par les populations si une perte de confinement due à une anomalie technique ou à une activité de bioterrorisme venait à se produire ?
– Comment les agents infectieux seront-ils acheminés à Lyon et au cœur du laboratoire ?
-Comment les litières et les dépouilles animales seront-elles exportées du laboratoire et dans quel incinérateur seront-elles brûlées ?
-Comment, où, et en quelles quantités, les eaux de décontamination des chercheurs et laborantins seront-elles stockées in situ, évacuées et traitées ?
-Quel est le niveau de certitude au sujet de la neutralisation des déchets infectieux générés par des virus inconnus à une température de 128 °C?
-Les vitrages de cette structure résisteraient-ils à la percussion d’un projectile moderne, comme un missile ?
-Où et par qui seront capturés les chimpanzés, les gorilles ou autres primates supérieurs voués à l’expérimentation ?

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Le gaz sort de la mer à Dunkerque

9 oct. 1998

L’atterrage du gazoduc Norfra à Dunkerque ne respecte pas les conditions élémentaires de sécurité. La première section du gazoduc, enterrée à un mètre, traverse un corridor des risques industriels encadré par trois usines pétrochimiques et porteur d’un trafic routier et ferroviaire spécialisé dans les matières dangereuses.

L’étude de sécurité réalisée par l’opérateur norvégien Statoil et Gaz de France à la demande des autorités françaises n’était pas jointe au dossier d’enquête publique en octobre 1996. Elle a été en partie communiquée à Robin des Bois après avis favorable de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs « sous réserve, le cas échéant, de l’occultation préalable des éléments dont la communication serait susceptible de porter atteinte au secret industriel ou commercial ou à l’ordre et à la sécurité publics ».

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Seveso à Fouquières-lès-Lens

7 sept. 1998

D’après une campagne de mesures dont les résultats ont été publiés à la mi-août par la Drire du Nord-Pas-de-Calais (Direction Régionale de l’Industrie, la Recherche et l’Environnement), Recytech rejette par sa cheminée environ 205 g/an de dioxines. Soit la moitié du rejet total du parc des incinérateurs français évalué par l’Ademe (Agence pour l’Environnement et la Maîtrise de l’Energie). Recytech, filiale de Metaleurop, recycle le zinc des poussières d’aciéries françaises et belges. Ces poussières sont des déchets industriels spéciaux, résidus de l’épuration des effluents atmosphériques de la sidérurgie. Depuis son ouverture en 1993, Recytech aurait donc rejeté 800 g de dioxines, soit 200 g de plus que l’ensemble des dioxines contenues dans le réacteur de l’usine Hoffman-Laroche de Seveso et transportées, en mélange à du matériel auxiliaire contaminé, dans les 41 fûts qui du 10 septembre 1982 au 19 mai 1983 ont fait l’objet d’une course poursuite.

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Cherbourg : silence on prend des risques !

7 févr. 1995

Depuis le début du mois, des munitions, des obus, des charges explosives convergent sur Cherbourg, par camion, par bateau et par centaines de tonnes pour être embarqués demain matin sur l’Elizabeth Boyd, au moment même où le Chantenay, bateau de la Compagnie Morbihannaise et Nantaise de Navigation viendra débarquer un « colis » dans le port militaire.

On peut apprécier que simultanément la Marine Nationale organise dans la rade un exercice de récupération de fûts toxiques mais on peut s’alarmer aussi du transit par le centre de la Communauté urbaine de Cherbourg et du stockage dans la zone portuaire civile de 500 tonnes d’explosifs divers, présentant des risques d’explosions en masse avec effet de projection, de feu, de fumée, de chaleur et de bruit.

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Cherbourg : des munitions pour le Japon

7 avril 1994

Après le plutonium pour l’industrie nucléaire japonaise, voici les explosifs pour les forces armées japonaises. 500 tonnes de munitions attendent depuis 15 jours sur le quai des Mielles là où sont débarqués les combustibles irradiés en provenance de l’étranger. Sans bénéficier d’une protection rigoureuse, sans défense face aux malveillances, les 66 conteneurs attendent l’arrivée imminente du Kibishio Maru en provenance de Yokohama. Les substances de classe I sont susceptibles d’exploser en cas d’incendie, de choc, ou de frottement, avec possibilité d’effet de projection. Les explosions du Mont Blanc dans le port d’Halifax au Canada (1917) et de l’Ocean Liberty dans le port de Brest (1947) ont démontré que le transport maritime de matières explosives pouvait créer des catastrophes majeures, non seulement dans les zones portuaires, mais aussi dans les villes.

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Grave intoxication en Haute-Loire

25 nov. 1991

Robin des Bois, association de protection de l’Homme et de l’Environnement, confirme son témoignage sur la présence des codes matières 2480 et 2481 au recto d’une fiche de sécurité apposée sur le pare-brise d’un camion-citerne loué par la Speichim à la Sovège, transporteur routier du Puy.

Les explications communes de la Préfecture de Haute-Loire et de la Direction Régionale de l’Industrie et l’Environnement d’Auvergne, de la mairie de Brioude sont fausses et diffamatoires à l’égard de notre association.

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