Risques et accidents

Seveso et le Charles-de-Gaulle

11 mars 2003

Robin des Bois est hostile à la venue en baie de Seine du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle, comme de tout autre bâtiment militaire ou commercial propulsé par l’énergie atomique.

L’environnement régional est déjà assez cerné par les risques industriels, maritimes, et pyrotechniques, pour ne pas envisager d’y rajouter le risque nucléaire et les rejets chroniques de deux réacteurs.

Le Conseil Général dit qu’une étude de sûreté est en cours. Pour nous, elle est déjà faite : il est inconcevable d’inscrire, ne serait-ce que pour quelques jours le Charles-de-Gaulle et son potentiel de risques dans le périmètre de la zone létale ou des effets irréversibles des usines et stockages assujettis à la directive Seveso ; Robin des Bois pense en particulier aux stockages pétroliers de la CIM.

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GodzillAreva ®

7 févr. 2002

objet: sport nautique et nucléaire

Une filiale d’Areva spécialisée dans la métallurgie nucléaire participe à la conception et à la fabrication de la quille du bateau français pour la prochaine Coupe de l’America. Elle entend utiliser l’uranium appauvri dont l’usage s’est développé depuis 30 ans dans l’industrie aéronautique, nautique et militaire. En fin de cycle, les avions et navires ou leurs parties doivent être traités comme des déchets radiotoxiques.

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Auckland 2003: le Défi français ou la provocation ?

8 janv. 2002

Les pourparlers sont toujours en cours entre l’organisation du Défi français à la coupe de l’America et AREVA, start-up du nucléaire français et déjà star du Pacifique avec dans les meilleurs rôles le CEA -gestionnaire de l’atoll de Mururoa- et la Cogéma -transporteur maritime de plutonium, de déchets et de combustibles irradiés-.

Le retour du nucléaire dans la baie d’Auckland en Nouvelle-Zélande, 18 ans après l’attentat contre le Rainbow Warrior et la mort de Fernando Pereira, s’effectuerait par la grande porte, celle du sport, du rêve et de la vitesse.

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Trop de leucémies autour de La Hague

25 juin 2001

Le 11 janvier 1997 paraissait dans le British Medical Journal une étude de cas relative aux leucémies infantiles autour de l’usine de retraitement de combustibles irradiés de la presqu’île de la Hague, dans la Manche. Les travaux du Professeur Viel effectués dans un périmètre de 35 km autour de l’usine constataient un excédent de leucémies infantiles dans le canton de Beaumont où est implantée l’usine de la Cogéma (4 leucémies constatées pour 1,4 attendue). Sans établir de lien formel avec la présence de l’usine, ses rejets ou les installations voisines (centre de stockage de déchets radioactifs de l’Andra), le professeur Viel suggérait que les habitudes alimentaires, la fréquentation des plages et l’exposition aux rejets liquides et atmosphériques l’usine de la Cogéma-La Hague pouvait expliquer cet agrégat de leucémies.

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Tours: y a – t – il du plutonium dans le crématorium ?

30 mars 2001

Le 6 mars 2001, une explosion a secoué un des deux fours du crématorium de Tours. Selon le journal la Nouvelle République en date du 27 mars, c’est l’implosion d’un appareil de stimulation cardiaque fonctionnant au lithium et oublié dans un corps en cours d’incinération qui a provoqué l’accident.

En vérité, le stimulateur cardiaque était mêlé à des déchets anatomiques jetés il y a une dizaine d’années par la faculté de médecine de Tours dans l’ossuaire du cimetière municipal. Il est impossible de connaître l’identité et l’âge du porteur qui avait prévu de faire don de son corps à la science. Une intention noble mais un cadeau à risques d’autant qu’à la faculté de médecine de Tours, on ne s’embarrasse pas de précaution pour détecter les prothèses sur les corps des généreux donateurs, ni de scrupule pour leur réserver, après exploitation, un sort reconnaissant.

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Le Bouguenais, sans ceinture ni bretelle

15 mars 2001

Le Bouguenais, propriété de la Morbihannaise de Navigation, a été inspecté deux fois en l’an 2000 dans le cadre du Mémorandum de Paris. A Savone en Italie, trois déficiences y ont été relevées. A Anvers, dix déficiences ont été constatées. Elles concernent les certificats de classification et les documents de navigation, les équipements de sauvetage, les dispositifs anti-incendie et la sécurité de la navigation. Une infraction relative à l’International Safety Managment – ISM – démontre que les rapports entre le bord et la terre sont eux aussi déficients.

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Des Pays-Bas bien bas

18 janv. 2001

L’association Robin des Bois soutient l’action de Greenpeace visant à mettre en lumière l’arrivée d’un chargement de combustibles irradiés hollandais au terminal ferroviaire de la Cogema à Valognes.

Il n’est pas admissible que le gouvernement français accepte encore d’importer ces matériaux toxiques. Les Pays-Bas, malgré ses engagements et des promesses toujours différés, s’opposent au retour des déchets hautement radioactifs issus du retraitement dans l’usine de la Hague des combustibles en provenance de la centrale de Borssele.

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Allo Gayssot

16 août 2000

Dans ses communiqués du 26 juillet et du 10 août 2000, l’association Robin des Bois demandait à propos de l’épave du Concorde « si tous les risques étaient pris en compte », insistant sur le fait que les accidents de transports de grande ampleur doivent être aussi considérés comme des catastrophes technologiques mettant en péril la santé des sauveteurs et l’environnement.

La question se pose en particulier de savoir si du thorium 232 et, ou, de l’uranium appauvri sont présents dans les alliages des réacteurs du Concorde ou dans d’autres parties de l’avion. Les conditions de l’accident, la durée et l’intensité de l’incendie, l’absence de vent sont autant de facteurs aggravants pour la contamination du site et les risques d’inhalation des particules toxiques (amiante, dioxines …) ou radiotoxiques par les personnels participant aux premiers secours ou aux expertises, ainsi que dans une moindre mesure pour les témoins et les journalistes.

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Concorde: de l’amiante bien sûr, de la radioactivité sans doute

10 août 2000

Le 26 juillet 2000, Robin des Bois a diffusé un communiqué apparemment tombé dans les oubliettes intitulé  » Épave du Concorde: tous les risques sont-ils pris en compte? ». Il se concluait ainsi « comme tous les accidents de transports de grande ampleur, le site du crash du Concorde doit être considéré comme un site pollué »

Depuis le 7 août, les fouilles, expertises et relevages de débris et surtout des réacteurs sont interrompus. Le motif officiel de cet arrêt de précaution tardif est la présence de particules d’amiante.

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Epave du Concorde : tous les risques sont-ils pris en compte?

26 juil. 2000

L’émotion après l’accident du Concorde ne peut pas occulter les conséquences matérielles de la combustion de la carlingue de l’avion supersonique, comme celles de ses équipements et de ses réacteurs.

Il est probable que le Concorde comme les avions de chasse comporte dans les alliages du fuselage et dans le carter des réacteurs des métaux radioactifs comme le thorium, qui augmentent les capacités des alliages à résister aux très fortes températures.

Après l’attentat du Boeing 747 de la Pan-Am à Lockerbie en 1988, la présence d’uranium appauvri dans certaines pièces spécifiques sur 500 avions de la série a été reconnue par Boeing.

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