Risques et accidents

Contamination radioactive des poissons

25 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°9

Contrôle radiologique des poissons et autres produits de la mer pêchés dans le Pacifique du Nord Ouest.

Les autorités françaises et européennes ne semblent pas avoir pris la mesure de toutes les difficultés soulevées par le contrôle des poissons et autres produits de la mer susceptibles d’être contaminés par les dépôts atmosphériques et les rejets liquides radioactifs dans les eaux côtières et hauturières du Pacifique du Nord Ouest. C’est la zone de production la plus productive de l’Océan Mondial. Elle est exploitée par les flottes du Japon, de la Chine, de la Corée du Sud, de Taïwan et de la Russie. La pêche IUU – illicite, non déclarée et non réglementée- y est très active.

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Un réseau mal balisé en France

24 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°8

La France est prospère en nucléaire et indigente en dispositifs de détection de la radioactivité.

Le réseau de balises de détection radiologique disséminé sur le territoire français est d’une pauvreté absolue même si on y ajoute la poignée de balises contrôlée par des laboratoires indépendants de l’IRSN. Il n’y en a même pas une par département. Pour être informé sur les élévations anormales de la radioactivité, mieux vaut vivre en Belgique. Il y a une balise tous les 20 km. Le renforcement de la couverture du réseau de télémesure est à l’évidence indispensable pour repérer au plus vite les pics locaux de radioactivité qui peuvent être causés par des accidents de transports routiers, aériens, ferroviaires, maritimes, des actions de malveillance, des dysfonctionnements dans les installations nucléaires ou industrielles mettant en œuvre des sources radioactives sur le territoire français, dans les pays voisins et éloignés. Le périmètre de ce réseau est exclusivement terrestre, le domaine maritime est oublié. L’IRSN souhaite dans les années à venir atteindre la densité de balise observée en Belgique et en Allemagne ; encore faut il qu’il en ait les moyens financiers.

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Au dessous de tout !

22 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°7

Les VRP de l’EPR continuent malgré la tragédie en cours à vanter les mérites d’un nucléaire sûr, comme après Tchernobyl.

Reléguant le Japon au rang du tiers-monde technologique, soulignant les dangers d’une filière périmée, la présidente d’Areva et le ministre de l’Industrie tentent dans les décombres de sauver la face et les billes du nucléaire français.

Ils oublient que l’Etat français et Areva sont depuis 3 décennies les principaux fournisseurs de l’uranium enrichi qui alimente l’ensemble des réacteurs japonais. Dans le cadre de ce partenariat affiché et solidaire, la France a livré à Tepco (Tokyo Electric Power COmpany) du combustible Mox, mixte d’uranium et de plutonium et contribue ainsi à la complexité et à la radiotoxicité de la crise.

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Quand les vaches deviennent des déchets radioactifs

19 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°6

Dans le cadre du CODIR-PA (1) visant à établir une doctrine post-accidentelle nucléaire en France, le cas des cheptels produisant du lait ou de la viande contaminés au delà des normes maximales admissibles a été examiné. Deux orientations ont été retenues :

– 1 Les troupeaux sont abattus. La Direction des Services Vétérinaires préconise l’enfouissement sur place des carcasses dans des lieux présélectionnés n’exposant pas les eaux souterraines et les eaux superficielles à la migration de la radioactivité. La DSV a une certaine expérience de cette pratique pendant les épizooties.

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Systèmes de refroidissement irréparables

18 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°5

Les bassins portuaires de la centrale de Fukushima Daiichi tels qu’observables sur les photos satellites et aériennes sont envahis par des hydrocarbures visuellement repérables et sans doute par des rejets radioactifs incontrôlés liquides et invisibles. Ces pollutions proviennent du lessivage des sols et de la dislocation des équipements et des canalisations. Une centrale nucléaire a besoin de gasoil, notamment pour le fonctionnement espéré des groupes électrogènes de secours.

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Mort du nucléaire

16 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°4

La France et le Japon marchent à pas forcés depuis 30 ans vers un nucléaire radieux et illimité.

Surgénérateurs en panne, retraitement de combustibles irradiés et réserves inutiles de plutonium, réacteurs élevés en batterie, décharges internes de déchets et de combustibles irradiés, les gouvernements japonais et français n’ont cessé de se conforter, de s’encourager, de se compléter, de se tromper et de glorifier le nucléaire civil.

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Le Mox

14 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°3

Dans la longue coopération nucléaire franco-japonaise, il faut inclure le combustible Mox contenant de l’uranium enrichi et du plutonium. En octobre 1999, des chargements de Mox ont été transportés par voie maritime entre Cherbourg et le Japon. Le Pacific Teal a livré du combustible Mox dans le port d’Okuma à destination de Fukushima, la-même où des réacteurs nucléaires exploités par Tepco sont en difficulté. Cette livraison survenait quelques heures après un accident majeur sur le complexe nucléaire de Tokai-Mura qui est aujourd’hui lui aussi touché par les évènements en cascades post séisme et tsunami. A cette occasion, le gouvernement japonais avait ralenti la diffusion des informations et minoré les effets sur les travailleurs dont 2 sont morts après l’irradiation.

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Contamination de l’Océan Pacifique

13 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°2

Les réacteurs n°2 et n°3 de Fukushima Daiichi ont chacun une puissance de 750 MW, presque le double de la puissance du réacteur n° 1. Il est donc probable que des explosions analogues à celle qui s’est produite dans les bâtiments du réacteur n°1 seraient plus fortes et libéreraient une dose de radioactivité supérieure.

Les réacteurs d’Onagawa qui sont eux aussi en état d’urgence ont une puissance de 498 MW pour le n°1 et de 796 MW pour le n°2 et le n° 3.

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Les centrales nucléaires et les agressions externes

12 mars 2011

Séisme et tsunami au Japon
Communiqué n°1

Robin des Bois exprime sa solidarité envers le peuple japonais.

Les réacteurs nucléaires et autres installations atomiques ne sont pas suffisamment protégés contre les agressions externes climatiques et géologiques comme les tremblements de terre, les inondations, les cyclones et tempêtes, les chutes de neige et les incendies (1).

Pour ce qui concerne les séismes, la compréhension et la modélisation des mouvements et déformations de terrain ont beaucoup progressé depuis 20 ans. Les réacteurs nucléaires dans le périmètre d’influence du séisme qui vient de s’abattre sur le Japon ont été pour la plupart construits entre 1967 et 1981. Le réacteur n°1 de Fukushima Daiichi qui à ce jour pose le plus de problèmes date de 1967. Par conséquent, il n’a pas pu bénéficier des dispositions constructives parasismiques imposées par les retours d’expérience. Au Japon, la destruction des immeubles d’habitations qui ne bénéficient pas de ces dispositifs est planifiée. Par contre, les réacteurs nucléaires anciens ont par exemption une durée de vie prolongée conformément à la doctrine franco-japonaise sur la poursuite d’exploitation des réacteurs nucléaires. Début novembre 2010, les autorités nucléaires françaises et japonaises se sont rencontrées à Tokyo pour coordonner les conditions de mise en œuvre de la prolongation de la durée d’exploitation des réacteurs.

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Le serpent de mer nucléaire

20 janv. 2011

Il fallait bien que ça arrive un jour, depuis le temps que Technicatome puis Areva essayent de ressusciter le nucléaire civil en mer, après les espoirs et les échecs de la propulsion nucléaire pour les navires de surface incarnés par l’Otto Hahn, navire marchand allemand soutenu par Euratom et récemment démantelé dans la baie d’Alang (voir « A la casse.com » n°18). Le projet Flexiblue porté par la DCNS n’est rien d’autre qu’un sous-marin coulé, concept inauguré par les Etats-Unis le 10 avril 1963 avec le Thresher dans l’Atlantique. Au lieu d’être coulé par accident, le projet Flexiblue l’est volontairement et son énergie acheminée sur les lieux de consommation par câbles sous-marins. Le projet nucléaire de DCNS se pare du doux vocable de « ferme ». Après la ferme éolienne off-shore, c’est le tour de la ferme nucléaire sous-marine. La langue de bois fonctionne à plein tube. Les mots damnés de terrorisme, de rejets radioactifs, de déchets nucléaires, de collision, de chaluts sont bannis.

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