Risques et accidents

La Flèche n°32

21 sept. 1998

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Le Carnet : le chimique avant le nucléaire

28 janv. 1997

La demande de travaux en zone humide soumise par EDF et préparée en sous-main par le Port Autonome de Nantes-Saint-Nazaire élude les contaminations chimiques, bactériologiques et radioactives des sédiments du chenal de la Loire qui, d’après les informations parcellaires de l’étude d’impact, constituent l’apport dominant des remblaiements.

Les teneurs en métaux lourds, en PCB, en arsenic, en cyanure, en hydrocarbures des sédiments ligériens dragués dans le chenal entre Nantes et Saint-Nazaire et immergés dans l’estuaire aval sont jalousement et illégalement détenues par la préfecture de Loire-Atlantique et le service de navigation maritime du Port Autonome. Cependant, les travaux du groupe Géode – groupe interministériel de réflexion sur les boues de dragage – déterminent les teneurs moyennes en polluants des déblais de dragage du chenal de la Loire et de l’ensemble du secteur Nord-Gascogne. Il ressort des données corrigées de l’ensemble des échantillons que 100 000 tonnes de « remblais » du Carnet intègreront par exemple 29 kg de mercure, 44 kg de cadmium, 2,66 tonnes d’arsenic, 7,67 tonnes de plomb, 5,79 tonnes de chrome. Cette méthode d’évaluation des flux contaminants des déblais de dragage a été pratiquée par IFREMER pour ce qui concerne les ports de la Manche-Nord. La contribution des dragages de la Loire à la couverture des zones humides du Carnet peut raisonnablement être estimée à 2 millions de tonnes.
Rien dans le dossier de demande d’autorisation n’est dit sur les dispositions constructives et la méthodologie de contrôle de la charge toxique des matériaux dragués, ni dans les fosses de stockage, ni dans les bassins de décantation, ni dans l’ensemble du dépôt. Les risques de contamination des eaux superficielles et de la nappe phréatique de Cambon ou les mesures susceptibles de les éviter ne sont pas évoqués. Une reconnaissance fugace de la toxicité des matériaux fait dire aux auteurs que les boues de décantation seront en cours de travaux chargées sur des barges et rejetées en mer. Il est précisé que cette opération sera précédée d’une enquête publique ultérieure et spécifique sans plus de précisions sur les volumes, les fréquences des immersions et leurs impacts sur le milieu marin.

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La Flèche n°28

9 déc. 1996

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En hommage à Alexandre Nikitine

28 avril 1996

Cherbourg

Aujourd’hui dimanche 28 avril, à partir de 11 heures, les militants de l’association Robin des Bois protestent à bord du Sedov, un navire école russe, contre la détention d’Alexandre Nikitine, capitaine de 1ère classe de la flotte nucléaire russe basée à Mourmansk. Le Sedov, à bord duquel sont formés les ingénieurs et officiers mariniers de l’Etat russe, est arrivé à Cherbourg jeudi matin en provenance de son port d’attache, Mourmansk.

Le port de Mourmansk est le siège de la Mourmansk Shipping Company. La MSC gère 8 brise-glaces et un porte-conteneurs à propulsion nucléaire et 5 bateaux de servitude (ImandraLottaSerebryankaVolodarsky et Lepse) servant au stockage ou à l’immersion des combustibles irradiés et des déchets radioactifs liquides. La base de la MSC, Atomflot, est située à 3 km du centre de Mourmansk (1 million d’habitants). Dans le Lepse, construit en 1936, sont empilés les assemblages de combustibles irradiés endommagés retirés du réacteur accidenté du brise-glaces Lénine.

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Visite de Li Peng: une escapade nucléaire à La Hague ou Gravelines ?

25 mars 1996

A ce jour le programme de la visite officielle en France – du 10 au 12 avril- du premier ministre chinois n’est pas encore dévoilé. Les « milieux informés » n’évoquent qu’un voyage à Toulouse chez Airbus Industrie. Mais Li Peng restera deux jours, et une branche de l’industrie a déjà de gros intérêts et de vastes ambitions en Chine : le nucléaire français. Framatome, le CEA, EDF, Cogéma et leurs cascades de filiales ou sous-traitants y ont déjà construit deux réacteurs au « design français » (Daya Bay 1-2), participé à la conception de trois autres (Quinshan 1-2-3), s’apprêtent à construire la centrale de Ling’Ao et fournissent le combustible nucléaire pour toutes. Framatome et la Cogema participent à la production d’uranium enrichi dans l’usine de Yibin, et souhaitent y installer une chaîne de fabrication du combustible MOX. Rappelons que l’extraction d’uranium en Chine est pratiquée par des prisonniers, en particulier sur le site de Puli dans le Xinjiang.

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La Flèche n°27

3 mai 1995

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La Flèche n°26

3 oct. 1994

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Robin des Bois est au Japon pour protester contre l’arrivée du Plutonium

4 janv. 1993

Exempt de risques naturels ?
Le voyage du Plutonic devait être exempt de tous risques naturels. Or, pour éviter les risques d’origine humaine et les protestations universelles, le plutonium a emprunté la route la plus longue et la plus périlleuse, passant très au sud du Cap de Bonne Espérance, traversant l’océan austral, près de la convergence antarctique, dans une zone que les marins japonais connaissent bien puisqu’ils y chassent des baleines et qui, exceptionnellement cette année est hantée par des Iceberg provenant de la débâcle estivale du continent antarctique.

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Plutonium : La France poubelle du Japon

13 nov. 1992

Les déchets nucléaires de faible et moyenne activité issus du retraitement des combustibles irradiés japonais et de l’extraction du plutonium ne retournent pas à l’envoyeur.

En l’absence de toute aire d’entreposage provisoire, ils sont enfouis dans le cimetière radioactif de l’ANDRA, mitoyen de l’usine de La Hague. Avec une membrane et des remblais « isolants » et « imperméables », la couverture du site est en cours de réalisation. Le centre d’enfouissement de déchets radioactifs de La Hague continuera cependant à accueillir des déchets jusqu’en 1994. Les normes actuellement en vigueur et la sous-estimation des valeurs radioactives des déchets enfouis permettent aux autorités françaises de prétendre que le site sera rendu à la vie publique 300 ans après, en 2294 !

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Plutonic : le jour des Morts ?

1 nov. 1992

Les propos irresponsables et incompétents du Premier Ministre (« le nucléaire contribue à la protection de la couche d’ozone ») et du Ministre de l’Industrie (« tous les déchets repartiront jusqu’au dernier clou, jusqu’à la dernière vis ») font peur.

Dans ce cas là, la « transparence » donne le vertige. Sur écran géant, la bêtise et le mensonge font des ravages.

Le gouvernement ne bouge pas, mais le monde bouge. Ce sera sans doute l’ultime voyage du Plutonic entre la France et le Japon.

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