Dragages et immersions de déchets

Ils creusent, ils creusent les ports, les bassins, les chenaux, toujours plus profond pour les navires de charge, les paquebots, les voiliers de course toujours plus grands et ils rejettent en mer les boues polluées qui handicapent la biodiversité salée. Pourquoi tolérer en mer ces décharges alors que sur terre personne n’en veut dans une zone humide ? La sécurité maritime est mise en avant, la sécurité sanitaire est mise derrière. La liberté de naviguer est sacrée. Homme libre toujours tu saliras la mer.

Le Lézard

26 déc. 1996

Objet : pollution de rivière

Dernières nouvelles : Suite aux protestations des riverains et de ROBIN DES BOIS une partie des boues a été enlevée et stockée en décharge de classe II.

En octobre 1995, une entreprise locale a procédé à l’extraction d’environ 5.000 tonnes de boues dans la Lézarde, une rivière qui traverse Montivilliers et Harfleur dans la banlieue du Havre avant de se jeter dans le canal de Tancarville. Malgré les multiples pollutions observées ces dernières années sur le segment concerné de la Lézarde, les boues susceptibles d’être lourdement contaminées par les éléments-traces et les hydrocarbures totaux nuisant à la salubrité publique, à l’environnement et aux ressources en eaux superficielles et souterraines n’ont fait l’objet d’aucune analyse préalable. Après curage, elles ont été immédiatement nivelées sur environ 1 km de long. Selon la pratique dite du « régalage », un ruban de boues compactées, large d’environ 5 mètres occupe la berge gauche de la Lézarde sur les territoires des communes d’Harfleur et surtout de Montivilliers, derrière la zone d’aménagement commercial de la Lézarde.

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La Flèche n°28

9 déc. 1996

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Corse : la fracture de l’amiante

14 oct. 1996

Plus de 30 ans après la fermeture des carrières, mines et sites de traitement et d’ensachage de Canari, à l’ouest du Cap Corse, le spectacle monumental de la négligence des industriels de l’amiante hypothèque la qualité de vie et l’avenir touristique du Cap Corse et du Golfe de Saint Florent. C’est grâce à l’action commune de l’Union du Peuple Corse (UPC) et de l’association Robin des Bois, en collaboration avec la municipalité de Canari et la communauté de communes du Cap Corse, que le processus de remédiation prend enfin forme, après une première inscription à l’inventaire des sites pollués publié par le Ministère de l’Environnement en janvier 1993.

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1927 – 1965

14 oct. 1996

Le site amiantifère de Canari se transforme en gigantesque friche industrielle. La montagne et la mer sont polluées.

C’est un géologue suisse qui a découvert le gisement d’amiante du Cap Corse en 1925. A partir de 1927, Monsieur Cuvelier, fondateur de la société Eternit exploite le filon.

De nouvelles installations sont mises en route en 1949. Au cours du dernier semestre de cette année de mise en route, la production de fibre est d’environ

1000 tonnes. Mais la production projetée, avec un travail de jour et de nuit, est de 500 tonnes par mois, l’objectif étant de couvrir 20 % des besoins français puis 50 %.

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Canari: la facture de l’amiante

21 juin 1996

Au début de la semaine prochaine, une réunion capitale pour l’avenir du Cap Corse se tiendra au siège du Comité Permanent Amiante à Paris, en présence de hauts responsables du Ministère de l’Environnement et des sociétés Eternit, Saint-Gobain, Fibrociment et Everit, actionnaires majoritaires de l’ex-Société Minière de l’Amiante qui a exploité entre 1937 et 1965 des carrières et une usine de traitement et conditionnement d’amiante à Canari.

Après avoir déversé 12 millions de tonnes de déchets dans le Golfe de Saint-Florent, négligé les prescriptions réglementaires concernant le travail en milieu amiantifère – 5 dockers du port de Bastia sont morts de cancers provoqués par l’amiante -, les exploitants ont laissé le site dans un état lamentable, exposant les riverains et les occupants à titre précaire de certains locaux industriels aux risques de cancérogénèse et aux glissements de cônes de déchets.

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Plouézoc’h: terrain plombé

3 avril 1996

Les travaux de régalage du tas de vases situé en plein cœur de Plouézoc’h ont débuté ce matin. La municipalité a dragué au cours de l’hiver 1994 environ 12.500 tonnes de vases dans le port de Dourduff et en a stocké une majeure partie dans le périmètre du clocher de l’église, classée Monument Historique. Malgré les pics de pollution en plomb rencontrés (270 mg/kg) et les observations de l’étude d’impact (« Le site de stockage à terre, quel qu’il soit, sera aménagé (talus, bassin de décantation, fossés de drainage) afin d’éviter tous risques de pollution. »), aucune de ces précautions élémentaires n’a été prise.

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Le temps des vases

1 mars 1996

Les eaux littorales du Finistère sont dans un sale état. Chroniquement contaminées par les PCB, les solvants chlorés, le zinc, les hydrocarbures et le plomb comme le montrent les analyses du Réseau National d’Observation de la qualité de milieu marin (R.N.O.) et polluées par les nitrates, pesticides et phosphates, leurs mauvaises qualités émeuvent scientifiques, élus, professionnels de la pêche et population (annexe 1).

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Port Diélette : la mer est toujours une poubelle

27 nov. 1995

Le scandale de l’immersion des déchets radioactifs dans la fosse des Casquets n’a pas dissuadé les promoteurs du port de plaisance et de commerce de Diélette d’immerger dans les mois qui viennent 20.000 m3 de sables et de tourbes pollués par de l’arsenic, du chrome, du nickel, du plomb et du zinc.

Les teneurs en éléments radioactifs ne sont pas révélées par le dossier d’enquête soumis aux commentaires du public jusqu’au lundi 27 Novembre. Le voisinage des réacteurs de Flamanville et de Diélette et l’affinité des radionucléides avec les tourbes et les sables fins ont vraisemblablement depuis 15 ans transformé les sédiments de Diélette en piège à radioactivité; lors d’un dragage récent à Gravelines, l’étude d’impact entreprise sous la responsabilité du Préfet du Pas-de-Calais avait englobé des mesures de radioéléments artificiels : le cobalt 60 et le césium 137.

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Camaret-sur-Mer : la mer est toujours une poubelle

14 nov. 1995

Dans le cadre du réaménagement du port de Camaret, environ 35.000 m3 de boues portuaires vont être immergées à 500 mètres du rivage. L’étude d’impact sur l’environnement marin ne précise pas les teneurs en hydrocarbure, en PCB et en étain des sédiments à immerger. La charge toxique globale des boues de dragage du port de Camaret va s’ajouter aux rejets industriels et agricoles de la rade de Brest, et aux relargages des dépôts de dragage du port des sous-marins nucléaires de l’Ile-Longue. La rade de Brest et la presqu’île de Crozon sont chroniquement et significativement contaminées par les PCB, les solvants chlorés, le zinc, les hydrocarbures et le plomb, comme en témoignent les analyses du Réseau National d’Observation de la qualité du milieu marin (R.N.O.).

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La Flèche n°27

3 mai 1995

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