PCB, dioxines et autres persistants

Ces migrants clandestins invisibles, inodores et invasifs font des voyages court ou long courrier et s’accumulent là où ils n’étaient pas attendus, dans les sédiments, les réservoirs des barrages, le règne animal et le règne végétal, les sols et les masses d’eau et le lait des mammifères. Ils proviennent le plus souvent d’applications industrielles, agricoles, domestiques et bureautiques. En fin de vie et hors de contrôle, ils pourrissent la nôtre, celle des baleines et des vaches dans les prairies.

33.462 tonnes de pyralène dans les préfectures – mise à jour

30 août 2007

Le communiqué suivant a été en son temps massivement diffusé par Robin des Bois avec le plan de décontamination sur support papier. Le but de l’association était de donner un maximum de publicité au Plan National de Décontamination et d’élimination des appareils contenant des PCB et aux travaux de la Commission pour l’élaboration et le suivi de ce plan. Robin des Bois en faisait partie. Cette commission a été supprimée le 8 décembre 2006 par arrêté publié au Journal Officiel pour des raisons de « simplification administrative ». Elle continue officieusement à survivre bien que dès 2003 elle ait été privée d’un poste de secrétariat financé par le ministère de l’Ecologie.

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PCB sans frontières

30 août 2007

Au 30 juin 2002, l’inventaire des PCB dans la région Rhône-Alpes était d’un peu plus de 3.000 t réparties dans 52.994 transformateurs et condensateurs électriques (voir le communiqué de Robin des Bois en date du 30 septembre 2002 : « 33.462 tonnes de pyralène dans les préfectures »). Le plan d’élimination a été soumis au public à la fin de l’année 2002 par le biais d’une consultation confidentielle ouverte dans chaque préfecture, sans rapport avec l’enjeu écologique et sanitaire. La possibilité de réaliser une enquête publique dans chaque département a été rejetée. Le « petit matériel PCB » comme les radiateurs à huile, les condensateurs d’électroménager et de voitures a finalement été écarté du plan d’élimination. L’interprétation faite de la directive européenne a été restrictive. Les pouvoirs publics auraient pu intégrer les terres et les sédiments aquatiques pollués aux PCB dans l’inventaire puisque au sens de la directive les PCB devant être éliminés comprennent « tout mélange dont la teneur cumulée en PCB dépasse 0,005 % en poids soit 50 grammes par tonne ».

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Dioxines Bretagne et Pays de la Loire

21 août 2007

Concernant la possibilité que le panache de l’incendie industriel de l’ex-usine KNAUF à Redon survenu en juin 2006 ait contribué à la contamination des fourrages et du lait alentour, nous vous prions de lire attentivement le courrier ci-joint (knauf.pdf) envoyé aux autorités et diffusé par l’association de la Basse Vallée de l’Aff et la réponse de la préfecture d’Ille et Vilaine du 11 avril 2007. Le 2ème paragraphe de notre courrier mentionne des polluants potentiellement rejetés par l’incendie; la combustion des composés bromés génère des dioxines. Voir également le communiqué du 22 mars 2007 « Le polystyrène masqué« .

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Les vases sont elles compatibles avec la transparence ?

13 mars 2007

Brest Métropole Océane est autorisée à réaliser les travaux d’aménagements du port de plaisance du Château de Brest dont une partie des 13 hectares restera sous la tutelle de la Marine Nationale. Cette autorisation fait suite à une enquête publique accompagnée d’une étude d’impact réalisée du 17 juin au 17 juillet 2005. Les analyses produites montraient alors que les niveaux superficiels des vases présentent une contamination en mercure telle que l’immersion des déblais de dragage est incompatible avec le référentiel Géode. Le contaminant pilote est donc le méthylmercure, biodisponible et bioaccumulable pour les organismes marins et humains. Un autre métal, le zinc dépasse les seuils autorisés pour l’immersion.

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Le Clem à la loupe

11 déc. 2006

L’exercice Clemenceau se poursuit. L’expertise de Veritas a permis de localiser les matériaux résiduels contenant de l’amiante lié ; les premières campagnes de désamiantage visaient à retirer l’amiante libre et accessible. La persistance des matériaux amiantés doit être rapportée à un bâtiment de 265 m de longueur, 51 m de largeur, sur 14 ponts. A l’exception de Robin des Bois, toutes les parties aux réunions d’information et de concertation tenues au Ministère de la Défense à Paris ont accepté dès le début du processus le principe de la quantification des matériaux contenant de l’amiante par métrés et m2 , au détriment des unités de poids.

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Le Clemenceau qu’on rentre et consorts

8 déc. 2006

Le Clemenceau qu’on rentre et consorts

Après le torpillage d’un navire désamianté et d’un partenariat industriel pionnier entre la France et l’Inde par Greenpeace, Ban Asbestos, l’Association Nationale des Victimes de l’Amiante et le Comité anti-amiante de l’université de Paris-Jussieu, rien n’a changé dans le monde de la démolition des navires. On mesure mieux l’absurdité et l’arbitraire de la campagne contre le Clemenceau au vu des statistiques suivantes :

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La collecte sélective des déchets électriques et électroniques est une mesure de salubrité publique

15 nov. 2006

   
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Télévision qui brûle, Lagos, Nigeria. © Basel Action Network

Face à la grogne des vendeurs d’Equipements Electriques et Electroniques (EEE), appelés à devenir au bout de quelques mois ou années d’utilisation des DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) et aux critiques de certaines organisations de consommateurs, l’association Robin des Bois membre de la Commission DEEE en même temps que France Nature Environnement et les Amis de la Terre tient à rappeler les recommandations et faits suivants.

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Demain, les Etats-Unis lancent un porte-avions sous-marin

16 mai 2006

La mer reprend de plus belle ses parures de poubelle. Demain, quand le Clemenceau est prévu à Brest, l’Oriskany, ex-porte-avions américain, sera volontairement coulé à la satisfaction des activités de loisirs, de tourisme et des amateurs de plongée sous-marine qui voient dans ce naufrage programmé un nouveau pôle d’attraction, de curiosité et de revenus. Les clubs de plongée ont déjà commencé à prendre les réservations : 145 USD pour deux payables à l’avance.

Au Canada et aux Etats-Unis, beaucoup de méga-encombrants dont il n’est pas su quoi faire en fin de vie sont jetés en mer dans le cadre des programmes de récifs artificiels. Tout y passe : Boeing, rames de métro et vieilles bagnoles.

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Naufrage d’un porte-avions aux Etats-Unis

3 mai 2006

Le 17 mai 2006, l’US Navy va couler à l’aide de 24 charges explosives 27.000 tonnes de métaux d’une valeur de 9,7 millions de $*. L’immersion du porte-avions Oriskany constitue la 1ère étape d’un programme spécifique de récifs artificiels fondé sur la réutilisation sous-marine des navires de surface et décidé en 2004 par l’administration américaine. Cette première se déroulera dans le golfe du Mexique historiquement contaminé par les hydrocarbures, les métaux lourds et les PCB et surcontaminé par les effluents de la catastrophe naturelle et industrielle du cyclone Katrina en 2005. La coque de l’ex-Oriskany contient au moins 350 kg de PCB résiduels, de l’amiante, des peintures toxiques. Des clubs régionaux de plongée sous-marine saluent ce désastre écologique. Les poissons attirés par cette nouvelle poubelle feront l’objet d’un suivi toxicologique à long terme pour vérifier leur innocuité en cas de consommation par les touristes sous-marins.

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Bulletin « A la Casse » n°2

2 mars 2006

Robin des Bois poursuit son travail d’investigation et de compilation sur l’actualité des navires en fin de vie. Le tonnage souligné correspond au poids de chaque unité hors cargaison, tel qu‘elle se présente au chantier de démolition, le plus souvent par ses propres moyens, c’est à dire sans remorquage. 90% de ce poids correspond à des métaux ferreux ou non ferreux recyclables. Les 10% restants correspondent en majorité à des accessoires, équipements et mobiliers susceptibles de réemploi ; le solde correspond à des déchets : déchets d’équipement électrique et électronique, plastiques, amiantes, mousse de polyuréthane, déchets et dépôts d’exploitation… Aucun des navires cités n’a subi de décontamination préalable. Compte tenu des années de construction et de maintenance, ils contiennent tous de l’amiante, des PCB, et des peintures toxiques. Les principaux déchets d’exploitation sont les boues d’hydrocarbures et les eaux polluées. Quand des utilisations particulièrement importantes de matériaux ou accessoires à risques sont suspectées dans la construction, de même que des déchets spécifiques correspondant à l’usage, le profil de chaque navire le mentionne. Le dossier  » Navires en fin de vie  » présenté à Cherbourg lors d’une conférence de presse en date du 22 février 2006 est disponible sur le site www.robindesbois.org dans la rubrique  » Dossiers « .

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