Autres polluants

Les activités humaines sont des dealeuses de rejets liquides et les rivières des dilueuses. Il va falloir un jour mettre à jour la cartographie des tuyaux, fossés et bouches qui déversent dans les fleuves et les rivières des déchets divers dont les effets cocktail sont négligés. Au bout de la plomberie, les fleuves se déversent dans de grandes baignoires appelées mer.

Dépôts chimiques et radioactifs : le cas du Rhône

1 nov. 2007

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PCB sans frontières

30 août 2007

Au 30 juin 2002, l’inventaire des PCB dans la région Rhône-Alpes était d’un peu plus de 3.000 t réparties dans 52.994 transformateurs et condensateurs électriques (voir le communiqué de Robin des Bois en date du 30 septembre 2002 : « 33.462 tonnes de pyralène dans les préfectures »). Le plan d’élimination a été soumis au public à la fin de l’année 2002 par le biais d’une consultation confidentielle ouverte dans chaque préfecture, sans rapport avec l’enjeu écologique et sanitaire. La possibilité de réaliser une enquête publique dans chaque département a été rejetée. Le « petit matériel PCB » comme les radiateurs à huile, les condensateurs d’électroménager et de voitures a finalement été écarté du plan d’élimination. L’interprétation faite de la directive européenne a été restrictive. Les pouvoirs publics auraient pu intégrer les terres et les sédiments aquatiques pollués aux PCB dans l’inventaire puisque au sens de la directive les PCB devant être éliminés comprennent « tout mélange dont la teneur cumulée en PCB dépasse 0,005 % en poids soit 50 grammes par tonne ».

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Beaujolais: les pollutions coulent à flots

19 nov. 2003

Dans le Beaujolais, on produit plus d’eau polluée que de vin: l’Ardières, l’Azergues, la Vauxonne, la Mauvaise, le Maverand, le Nizerand, ces rivières qui traversent les vignobles sont sinistrées par les pesticides.

Diuron, aminotriazole, atrazine, terbuthylazine, glyphosate, norflurazon, oxadixyl, un cocktail d’herbicides et de fongicides utilisés en viticulture y est présent. Ils sont transportés vers les eaux de surface par le ruissellement des eaux de pluie sur les vignobles en coteaux. Quant à l’arsenic, autorisé comme fongicide agricole sous forme d’arsénite de soude jusqu’au 8 novembre 2001, et interdit à cette date avec effet immédiat pour raisons sanitaires, sa concentration dans les sédiments de l’Azergues atteignait 44mg/kg en février 2002, un chiffre supérieur à la valeur de constat d’impact d’un sol pollué pour un usage sensible. Les concentrations en pesticides mesurées à Lucenay classent l’Azergues et la Saône parmi les rivières ne pouvant plus satisfaire à la production d’eau potable, même avec filtration, et où la diversité biologique est affectée de manière importante. En aval de Villefranche, la Saône est dans la même situation. BAYER S.A. stocke plus de 300 t d’arsénite de soude retiré du marché dans son usine de Villefranche-sur-Saône.

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On pollue et on s’en va

20 oct. 2003

Les Cellatex ont fait des émules. Ils ont fait aussi leur chemin. Désormais, ouvriers et ouvrières manipulent les matières dangereuses et font des chantages au bord des rivières. La Chiers dans les Ardennes et en Meurthe-et-Moselle, avec Cellatex et Daewoo, la Deûle dans le Nord, avec Metaleurop et Coventry, sont les plus touchées.

La Moselle est aussi sous le feu des projecteurs sociaux. Les rivières et plans d’eau des Vosges sont déjà pollués par des déversements plus ou moins accidentels d’hydrocarbures, de teintures, de produits de traitement du bois, de déchets agricoles générés par de mauvaises pratiques et un mauvais état général du tissu industriel. Après les tissages de Ramonchamp, cet été, c’est aujourd’hui la Blanchisserie et Teinturerie de Thaon-les-Vosges, qui menace l’affluent du Rhin.

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Mépatoudanladeûle

1 avril 2003

Objet: Metaleurop.

Le silence des ministères et des partis politiques exacerbe la colère des licenciés de Noyelles-Godault. Face à la volatilisation des patrons et à l’effacement de l’État, les Metaleurop n’ont qu’un seul interlocuteur: la Deûle canalisée, miroir et avaloir d’un siècle industriel. La pollution métallique (mercure, plomb, cadmium, zinc), chimique (PCB) et les marées noires accidentelles ou chroniques font de la Deûle et de ses vases une rivière quasiment abiotique. Son passif environnemental est désormais aggravé par les déversements divers en provenance du personnel de Metaleurop.

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Gard : les rivières stériles

4 févr. 2003

« Rendre les sites miniers à la nature en faisant en sorte qu’ils ne créent pas de trouble pour la sécurité des populations et la préservation de l’environnement« . Tel est soit-disant l’objectif de Metaleurop. La bonne fin des travaux doit être constatée par un arrêté préfectoral. La renonciation à la concession est ensuite autorisée par décret ministériel. Metaleurop est détenteur d’une trentaine de concessions minières;

La mine de plomb à ciel ouvert de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille a été exploitée par la multinationale Penarroya entre 1956 et 1963. Faute de rentabilité le gisement est abandonné. Penarroya, dont le patrimoine est aujourd’hui sous la responsabilité de Metaleurop, laisse sur place environ 1 million de tonnes de stériles plombeux contenant de l’arsenic et du cadmium. L’autorisation administrative de dépôt de stériles ne devait pas dépasser 25.000 t ! La vallée du Reigous devient la rivière rouge. On y retrouve des traces de poison; les stériles stagnent, tout les monde s’en occupe et rien ne bouge, sauf en 1976 quand des orages brutaux en emportent une partie. Les truites et les écrevisses sont décimées, il devient impossible d’utiliser les eaux du Reigous pour irriguer cultures et potagers. La vallée souffre. En 1981 et 1983 les stériles sont regroupés en amont, remodelés et draînés. Ils restent à la merci des inondations. La massif contient environ 3000 tonnes d’arsenic. Le flux annuel d’arsenic charrié par le Reigous est évalué entre 2 et 6 tonnes par an selon la pluviométrie. Le Reigous se jette dans l’Amous, qui est un affluent du Gardon d’Anduze.

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Les marais à risques de la Somme

10 juil. 2001

Les bouillons de culture relargués par les décharges, les stations d’épuration, les fosses septiques pendant les inondations de l’hiver et du printemps dans la Somme exercent toujours leurs effets pathogènes. Dans la nuit du 8 au 9 juillet, dans les marais de Pinchefalise et de Boismont, près de Saint-Valéry-sur-Somme, la mortalité soudaine de 250 oies et d’une soixantaine de canards colverts a sonné l’alerte. Leur mort causée par hépato-néphrite hémorragique – hémorragie du foie – est attribuée à une infection bactérienne non-identifiée.

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Barrage à l’arsenic !

5 juil. 2001

La piste de l’arsenic remontée par Robin des Bois à partir du moulin du Bosc et de l’usine à gaz de Lodève révèle des taches de contamination et des sites pollués à chaque maillon de la filière. La responsabilité de la société d’économie mixte Bas-Rhône-Languedoc (BRL) dans la dispersion au début des années 60 des produits toxiques entreposés sur les emprises du complexe minier d’Avène est maintenant manifeste. BRL a racheté l’ensemble des installations de la mine et des ateliers de traitement dans le cadre de la construction du barrage d’Avène.

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Union Sacrée pour la Pollution du Rhône et de la Méditerranée

12 août 2000

Après l’action d’écoterrorisme des salariés de l’usine Cellatex à Givet, qui ont déversé 6000 litres d’acide sulfurique le 17 juillet 2000 dans un petit affluent de la Meuse, la direction et les syndicats de l’usine de la Société Nationale des Poudres et Explosifs (SNPE) à Sorgues relancent le chantage.

Le relargage dans le Rhône de 50 tonnes d’acide sulfurique et de 9 tonnes d’acide nitrique a été exigé en échange du maintien des emplois dans deux ateliers arrêtés après l’explosion le 7 juillet d’une unité de traitement des vieux acides. La Préfecture du Vaucluse, les ministères de l’Industrie et de l’Environnement se sont inclinés le 4 août. Les Verts se taisent.

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Non à l’écoterrorisme

18 juil. 2000

Des ouvriers licenciés de l’usine Cellatex à Givet, dans les Ardennes, ont déversé environ 5.000 litres d’acide sulfurique dans le tout-à-l’égout qui se jette dans la Meuse. Le déversement d’acide est présenté comme le premier niveau d’un plan en quatre phases où la faune, la flore et les ressources en eau servent de boucs émissaires.

D’après la Préfecture, l’acide sulfurique n’a pas atteint la Meuse. Après obstruction de l’exutoire, le polluant aurait été canalisé dans une « zone d’extension » installée avec des digues de sable, sur un site « le plus étanche possible ». D’après la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement), l’acide serait stocké dans le bassin de lagunage de l’exploitation, implanté hors de l’emprise du site. Ce bassin est déjà pollué par des métaux lourds (cadmium, zinc …) et l’acide provoque leur remise en suspension. Même après neutralisation de l’acide, la vidange de la lagune dans la Meuse serait toxique pour la faune et la flore.

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