Traverses et autres bois traités

Les traverses de chemins de fer retirées des voies ferrées par centaines de milliers sont des déchets dangereux et cancérogènes. Pourtant, elles s’introduisent dans les maisons, les terrasses, les potagers et les jardins publics. Elles vont jusqu’à s’installer dans les charpentes ou les écuries. Les circuits sont complexes : récupération, internet, bons coins et mauvais plans, import-export. Les paysagistes ne sont pas en reste. Dans ce domaine, ils sont hors concours et hors la loi. Gare aussi aux poteaux téléphoniques usagés et traités à l’arsenic.

Ils nous enfument !

30 juil. 2010

En application de la directive européenne du 20 décembre 1994 et de l’arrêté du 7 août 1997, l’utilisation de bois traités aux huiles de créosote est interdite pour la fabrication du charbon de bois à cause de son caractère cancérogène.

L’entreprise Sidénergie, dans le Lot, a alors présenté une demande de dérogation. Le Conseil Supérieur de l’Hygiène Publique de France (section de l’alimentation et de la nutrition) dépendant du Ministère de la Santé a émis un avis favorable. Le bureau des risques des Milieux et de l’Alimentation avait alors évoqué une modification de l’arrêté de 1997, ce qui n’a pas été fait. Cet avis est assorti de la « stricte » réserve suivante : l’approvisionnement en traverses doit être de qualité homogène.

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Halte à la dispersion de l’arsenic et de la créosote

16 juil. 2010

Objet : signature de la charte réutilisation et élimination des poteaux et des traverses en bois traités

L’engagement volontaire signé hier 15 juillet 2010 par les principaux utilisateurs de bois traités -traverses et poteaux- se substitue à une réglementation labyrinthique où tout le monde s’est perdu, sauf le monde marchand. Les traverses de chemins de fer et les autres bois traités à la créosote et à l’arsenic sont des déchets dangereux. Toutes les cessions de ces matériaux en fin de vie auraient dû être accompagnées d’un bordereau de suivi de déchets dangereux et d’une notice de réutilisation soulignant les risques sanitaires et les précautions à mettre en œuvre. Ce document, quand il était délivré à l’acquéreur et signé par lui, était souvent bidouillé par les directions régionales de la SNCF, le caractère cancérogène de la créosote disparaissant sur des photocopies tronquées. Les paysagistes, les grandes surfaces de bricolage et de jardinage, les coopératives agricoles, les promoteurs immobiliers, les circuits informels de vente directe ou par internet ont largement exploité ces ambiguïtés.

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Synthèse traverses et opinion publique

10 août 2008

Si au lieu de fabriquer des traverses, et de forger des rails, et de consacrer jours et nuits au travail, nous employons notre temps à battre sur l’enclume nos existences pour les rendre meilleures, qui donc construira des chemins de fer ? Et si l’on ne construit pas de chemins de fer, comment atteindrons nous le ciel en temps ? Mais si nous restons chez nous à nous occuper de ce qui nous regarde, qui donc aura besoin de chemins de fer ? Ce n’est pas nous qui roulons en chemin de fer, c’est lui qui roule sur nous. Avez-vous jamais pensé à ce que sont ces dormants qui supportent le chemin de fer ? Chacun est un homme, un Irlandais ou un Yankee. C’est sur eux que les rails sont posés, ce sont eux que le sable recouvre, c’est sur eux que les wagons roulent sans secousse. Ce sont de profonds dormants (*) je vous assure. Et peu d’années s’écoulent sans qu’on n’en couche un nouveau tas sur lequel encore on roule ; de telle sorte que si quelques-uns ont le plaisir de passer sur un rail, d’autres ont l’infortune de se voir passer dessus. Et s’il arrive qu’on passe sur un homme qui marche en son sommeil, « dormant » surnuméraire dans la mauvaise position, et qu’on le réveille, voila qu’on arrête soudain les wagons et pousse des cris de paon, comme s’il s’agissait d’une exception. Je suis bien aise de savoir qu’il faut une équipe d’hommes par cinq milles pour maintenir les « dormants » en place et de niveau dans leurs lits tels qu’ils sont ; car c’est signe qu’ils peuvent à quelque jour se relever.  Walden_traverses_robin-des-bois

(*)  « sleeper » est un des mots utilisés en langage anglophone pour désigner les traverses.

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Traverses de chemins de fer traitées à la créosote: Informations pratiques

10 août 2008

La créosote et le « goudron ».
La créosote est obtenue à partir de la distillation de goudrons de houille bruts. A ce titre, elle contient des éléments toxiques comme les hydrocarbures polycycliques (HAP) et le Benzo-a-pyrène (B[a]P) La créosote et le « goudron » sont donc deux produits distincts à toxicité incomparable.

La toxicité de la créosote.
La présence de noyaux aromatiques fait de la créosote une substance cancérogène. Mais avant tout, les traverses imprégnées de créosote sont classées « Déchets dangereux » à la rubrique 17 02 04*.

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Après les « vieilles charrues » de Carhaix, ne manquez pas les vieilles traverses de Carnac

23 juil. 2008

Après les « vieilles charrues » de Carhaix, ne manquez pas les vieilles traverses de Carnac

Round Robin n°2

Voir les photos de Carnac
En infraction avec l’arrêté du 2 juin 2003 qui interdit la réutilisation des traverses de chemin de fer créosotées dans les lieux publics, la métropole bretonne de la Préhistoire est envahie par le recyclage de ces déchets dangereux. Avec les beaux jours, des vapeurs de goudrons montent des clôtures et des bordures, émanent des bacs à fleurs, des traverses-menhirs et du Théatre de Verdure du parc Césarine. Carnac n’est pas la seule commune de France ou de Bretagne à utiliser avec l’aide de paysagistes hors-la-loi des traverses déposées des voies ferrées mais ici il s’agit d’un festival.

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Alerte aux déchets dangereux à Saint Brieuc et à Guingamp

20 déc. 2007

Robin des Bois informe qu’en raison de la réfection de la voie ferrée Rennes-Brest un grand nombre de traverses de chemins de fer désaffectées, créosotées et par conséquent toxiques sont en vente autour de Saint-Brieuc et de Guingamp dans les jardineries et coopératives agricoles ainsi que chez les vendeurs de matériaux pour le bâtiment.

Les traverses de chemins de fer sont des déchets dangereux. La vente doit être accompagnée à ce titre d’un bordereau de suivi de déchets dangereux et l’acquéreur doit s’engager par écrit à les éliminer dans une filière dédiée quand il n’en aura plus l’usage.

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On vous empoisonne avec les traverses de chemin de fer

8 nov. 2007

On vous empoisonne avec les traverses de chemin de fer

Complète les communiqués « Au contact des traverses cancérogènes » « Des déchets dangereux sur Internet » et le dossier « Que deviennent les déchets dangereux ? le cas des traverses de chemin de fer traitées aux créosotes »

Catastrophe ferroviaire à Verneuil-l’Etang (77)

Les créosotes sont utilisées pour protéger les traverses en bois sous les rails de chemins de fer. Le contact cutané répété avec les créosotes ou par inhalation est réputé déclencher des réactions allergiques, des troubles du comportement, des vertiges, des difficultés respiratoires et des irritations oculaires. Le potentiel cancérogène des créosotes est constamment revu à la hausse par la communauté scientifique européenne et mondiale. Le brûlage sauvage est évidement interdit.

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Reportage à Verneuil-l’Etang (77)

15 oct. 2007

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Au contact des traverses cancérogènes

18 juil. 2007

Au contact des traverses cancérogènes

Suite au déclenchement de la campagne de Robin des Bois sur les dangers du trafic et de la récupération des traverses traitées à la créosote et retirées des voies, des informations multiples nous parviennent et montrent que la dispersion de ce que l’union Européenne considère comme des déchets dangereux est encore plus importante que ce que nous redoutions.
Les agents de diffusion de ces déchets sont les coopératives agricoles, des équipes de sous-traitants de la SNCF, des voleurs de chantiers de restauration des voies ferrées, des jardineries, des paysagistes et des grossistes internationaux spécialisés dans la vente de bois de récupération traités à la créosote et à l’arsenic.

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Des déchets dangereux sur Internet ou RFF et SCNF entre développement durable et duraille

3 avril 2007

Comment se procurer, via Internet, des déchets dangereux ? Comment vendre du charbon de bois fabriqué à partir de déchets dangereux ? Comment exporter illégalement des quantités importantes de déchets dangereux ? Comment retrouver des déchets dangereux dans des bacs à sables, bancs de jardins et autres équipements à usage domestique ou d’aménagement ? Comment deux entreprises publiques peuvent elles prendre le risque de porter atteinte à la Santé de l’Homme et à l’Environnement ? Chaque année Réseau Férré de France (RFF) et la SNCF retirent des voies 1 300 000 traverses, soit près de 100 000 tonnes de bois imprégné de créosote. La présence de cette substance très toxique a conduit à classer ces traverses en déchets dangereux. Réseau Ferré de France (RFF) en est le propriétaire, la SNCF en assure la maintenance et en amont procède, dans ses unités spécialisées, au créosotage de ces futurs déchets dangereux. La SNCF est le producteur des déchets. Malgré le cadre législatif communautaire et national, les responsables de RFF et de la SNCF refusent de reconnaître et d’entériner cette qualification. Conscients, cependant, du caractère aventureux de cette position, ils minimisent les quantités retirées des voies, même si les 40 000 tonnes qu’ils déclarent sont loin d’être négligeables.

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