Pollutions et trafics

Les déchets produits en Europe et aux Etats-Unis et exportés par voie maritime dans des pays incapables de les stocker ont tracé la ligne directrice de Robin des Bois sur la gestion des déchets : proximité, responsabilité et solidarité. En vertu de ces trois principes, Robin des Bois ne s’oppose pas systématiquement à l’ouverture de lieux de stockage ou de traitement des déchets. Aujourd’hui, le trafic de déchets s’organise autour de directives européennes et de conventions internationales statiques, faciles à détourner et à interprétations multiples. Les déchets électroniques et d’autres ex-produits de consommation et de bien être « à recycler » prennent la fuite.

La Flèche n°36

14 sept. 2000

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Citron trop pressé

21 juil. 2000

Le recyclage n’est pas exempt de dangers. Citron (Centre International de Traitement et de Recyclage des Ordures Nocives) vient pour la deuxième fois d’être victime d’un incendie accidentel. Implanté dans la zone industrialo-portuaire du Havre, Citron entend recycler à des prix attractifs des déchets industriels spéciaux (DIS) comme les piles et accumulateurs, les tubes fluorescents au mercure, les boues d’hydroxydes métalliques, les emballages souillés, les thermomètres au mercure et autres déchets mercuriels et contaminés aux métaux lourds « de toutes catégories ». La montée en puissance de l’usine s’est soldée par un incendie le 23 mai 1999 et hier, 20 juillet 2000. Alors que Citron n’a toujours pas prouvé la faisabilité du recyclage pyrométallurgique dont il a l’exclusivité, des milliers de tonnes de déchets à recycler s’entassent dans les halles de stockage et à l’extérieur. A ce capharnaüm s’ajoutent des conteneurs de déchets radioactifs issus du démantèlement de l’entreprise qui occupait précédemment le site, une usine d’engrais superphosphatés fermée par Hydro Agri France.

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SARIA-SIFDDA

22 juin 2000

Aujourd’hui 22 juin, à l’occasion du changement de nom de SARIA-Industries en Société Industrielle Française de Destruction de Déchets Agricoles (SIFDDA) l’autosatisfaction règne au sein de la direction du groupe. Mais la méfiance se répand parmi les salariés et dans les communes d’implantation.

De nombreux sites exploités par le groupe sont saturés de façon chronique. Les stockages précaires se multiplient, des stations d’épuration débordent, quand elles existent. Les pollutions de rivières par des effluents chargés de matières en suspension et d’agents infectieux se succèdent. Les centres de collecte et de transit d’Arzano (Finistère), de Dun-le-Palestel (Creuse), les usines de Guer (Morbihan), de Bayet (Allier) ont pollué des cours d’eau en 1999 et 2000. A Arzano une vingtaine de bovins sont morts en mars 1999 après avoir bu l’eau du Scao en aval du site.

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La SARIA se décompose

17 mai 2000

L’usine d’équarrissage du groupe SARIA-Industries à Guer dans le Morbihan est entrée en décomposition. Les dysfonctionnements s’y accumulent. Dans la nuit du 9 au 10 mai 2000, une lagune de stockage des effluents a cédé, libérant dans la rivière Aff plusieurs centaines de m3 d’eau polluée par des matières en suspension chargées d’agents infectieux.

Aujourd’hui, des centaines de tonnes de cadavres de bovins morts de maladies s’entassent dans l’usine sans pouvoir être traités rapidement; plusieurs pannes ont bloqué la ligne de production. La viande maintenant en putréfaction exhale des odeurs nauséabondes et répand des jus infectés, menaçant la santé des 60 salariés et des riverains. La Direction des Services Vétérinaires et la Préfecture du Morbihan brillent par leur absence de réaction. Des mesures d’urgence doivent pourtant être prises pour résorber le stock de cadavres et remettre à niveau le fonctionnement de l’unité.

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La Flèche n°32

21 sept. 1998

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Déchets : le Cher et l’autruche

12 déc. 1997

Des représentants de l’association Robin des Bois ont assisté à la réunion publique organisée à Bourges sur le projet de stockage de déchets industriels spéciaux de Charenton-sur-Cher, le lundi 8 décembre 1997. Ils y ont noté les applaudissements fournis sanctionnant la présentation faite par un industriel de Bordeaux, d’un procédé expérimental de vitrification de résidus de combustion d’incinérateurs. Rien n’a été dit sur les effluents gazeux de cette filière. Le représentant d’Europlasma a prétendu que l’électricité consommée provenait de la cogénération de l’incinérateur de la communauté urbaine de Bordeaux. En fait, cette technique de vitrification, basée sur le principe de la torche à plasma, fait une consommation exorbitante d’électricité. Si tous les incinérateurs d’ordures ménagères en fonctionnement ou en projet s’équipaient en torches à plasma pour traiter leurs résidus, il faudrait construire au moins 2 réacteurs nucléaires supplémentaires et contribuer ainsi à l’augmentation sensible de la production des déchets nucléaires.

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Teghjime – L’escalade des déchets

5 janv. 1996

Dans la décharge du col de Teghjime au-dessus de la ville de Bastia, environ 400.000 tonnes de déchets ménagers, hospitaliers, industriels et banals ont été déversés. Le seul arrêté préfectoral qui s’applique à Teghjime date de 1973 et impose des prescriptions « pour l’exploitation de l’usine de traitement des ordures ménagères et l’installation de combustion qu’elle comporte ». L’incinérateur de Teghjime est fermé depuis belle lurette mais les déchets s’accumulent sur le flanc de la montagne à un rythme accéléré. Selon le témoignage des employés municipaux de la ville de Bastia travaillant sur le site de Teghjime, l’apport journalier serait en moyenne de 400 tonnes par jour (200 tonnes collectées par le district de Bastia et 200 tonnes amenées par des entreprises et des particuliers).

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La Flèche n°27

3 mai 1995

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La Flèche n°26

3 oct. 1994

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Le culte de Montchanin

21 sept. 1993

N°1
La Baule – Septembre 1993
Contribution de Robin de Bois aux 2èmes Assises Nationales des Déchets Industriels

En 1978, s’ouvrait à Montchanin un dépotoir mixte de déchets ménagers et industriels à proximité d’un lotissement, de la gendarmerie et du collège. L’enquête publique préalable a recueilli, dans une commune qui compte 6000 habitants, 10 avis, dont la majorité était favorable au projet. Malgré l’inquiétude d’une poignée de riverains de la décharge et l’action du président de l’ADEM (Association de Défense de l’Environnement Montchaninois), c’est seulement en 1988 que Montchanin sort de son apathie et obtient la fermeture (provisoire et sans doute définitive) du dépotoir.

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