Déchets post-catastrophe

Brûlage à l’air libre de produits pharmaceutiques

19 mars 2008

Il ne se passe pas un mois sans qu’on puisse au petit matin respirer à Paris l’odeur âcre de l’incendie d’un entrepôt survenu en Ile de France. Il est vrai que dès le début de la matinée le bruit de fond olfactif est recouvert par les vapeurs d’essence. Les AIRPARIF et équivalents ne notent jamais à la suite de ces incendies industriels de pollution significative ou mesurable de l’atmosphère francilienne. Calés sur le dioxyde d’azote et d’autres paramètres usuels de la pollution automobile, ces organismes officiels n’ont ni les moyens, ni les instructions de veiller à détecter dans l’air les polluants issus de la combustion sauvage de matériaux divers pleins de brome, de PVC, de composés organiques volatils ou de molécules chimiques non identifiées.

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Quelle catastrophe !

21 sept. 2007

Les risques sanitaires et environnementaux des catastrophes naturelles et industrielles ne sont pas suffisamment connus, ni pris en compte. Des volumes considérables de déchets solides ou liquides sont générés par les tremblements de terre, les cyclones, les inondations et les ruptures de barrages. Le 7 mai 2007, la Préfecture de Haute-Garonne répondait au GEIDE (Groupe d’Expertise et d’Intervention DEchets post-catastrophe) qu’il n’y avait pas de rapport disponible sur la production et la gestion des déchets de la catastrophe survenue le 21 septembre 2001 sur la plate-forme chimique de Toulouse. Pas de rapport, donc pas de retour d’expérience.

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Les marais à risques de la Somme

10 juil. 2001

Les bouillons de culture relargués par les décharges, les stations d’épuration, les fosses septiques pendant les inondations de l’hiver et du printemps dans la Somme exercent toujours leurs effets pathogènes. Dans la nuit du 8 au 9 juillet, dans les marais de Pinchefalise et de Boismont, près de Saint-Valéry-sur-Somme, la mortalité soudaine de 250 oies et d’une soixantaine de canards colverts a sonné l’alerte. Leur mort causée par hépato-néphrite hémorragique – hémorragie du foie – est attribuée à une infection bactérienne non-identifiée.

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Un nouveau mode de traitement des sites pollués: la crue

17 oct. 2000

La crue de l’Arc vient d’emporter plusieurs milliers de tonnes de déchets industriels toxiques stockés dans des conditions précaires au lieu-dit Sorderettes, sur la commune de St-Michel-de-Maurienne.

Cette décharge dont l’instabilité était connue est située dans le lit majeur de l’Arc. Elle a reçu de 1957 à 1996 les déchets des industries métallurgiques et chimiques de la moyenne vallée de la Maurienne. Des boues de phosphatation, des déchets fluorés, des fluorures contenant des cyanures, des métaux lourds (chrome, cuivre, nickel, molybdène…), des résidus d’hydrocarbures, des boues de désulfatation, des sels de trempe cyanurés, des goudrons de revêtement routier y ont été déversés sans précaution.

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