Déchets dans l’espace

L’humanité traite l’océan infini d’en haut comme elle traite sa maison Terre. Les déchets et débris s’accumulent dans l’espace extra-terrestre. Les risques de collision avec des satellites actifs indispensables à l’organisation des réseaux terrestres logistiques et numériques se multiplient. Le cosmos et la lune, malgré le Traité de la Lune, se remplissent de perturbateurs humains. Robin des Bois a rédigé le premier et à ce jour le seul bilan environnemental de la conquête spatiale.

Les retombées du Cosmos 954

23 janv. 2015

Les retombées du Cosmos 954

La loi du silence nucléaire

Il y a 37 ans, le satellite nucléaire russe Cosmos 954 retombe sur terre pendant sa 2060ème révolution. Ses débris s’écrasent sur le Grand Nord canadien tout près de l’Arctique. C’est le 24 janvier 1978, 11h 53 heure universelle, 5h53 à Yellowknife au bord du Grand Lac des Esclaves, Territoires du Nord-Ouest, Canada.

La décennie 1970-1980 est marquée par le lancement mondial de l’électricité d’origine nucléaire. C’est l’apogée de la campagne Atoms for Peace lancée en 1950 pour effacer le péché des bombes atomiques sur le Japon. Le nucléaire pour tous est en route.

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Du plutonium pour les martiens

24 nov. 2011

Quelles que soient les formes de vie sur la planète Mars, elles vont, si la mission Mars Science Laboratory Curiosity arrive à son terme, devoir faire avec du plutonium 238 produit par les laboratoires américains de recherche atomique. Le lancement de la mission MSL devrait avoir lieu samedi 26 novembre 2011 depuis Cap Canaveral.

Le générateur radio-isotopique au plutonium fournira de l’énergie au robot Curiosity qui après 23 mois d’activités et d’exploration deviendra un Véhicule Hors d’Usage abandonné sur le sol de Mars avec tout un tas de déchets de laboratoire et ses 4,6 kg de 238Pu. La demi-vie de 238Pu est de 87,7 ans. 264 ans après sa production, il dégage encore 12,5 % de sa radioactivité initiale. Si dans le siècle à venir Mars fait l’objet d’une colonisation expérimentale, les pionniers risqueront d’être exposés à une contamination radioactive d’origine humaine datant de 2012 ou de 1975 avec l’atterrissage des sondes Viking. Sans oublier que le sol et l’atmosphère de Mars ont été empoisonnés par le crash d’au moins 5 autres sondes alimentées chacune par une batterie au plutonium de plusieurs centaines de grammes.

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