Arctique et Antarctique

Les milieux polaires sont les aimants de la Terre. Ils ont commencé par attirer les explorateurs, les chasseurs de baleines, de phoques et d’ours polaires. Ils ont ensuite captivé les scientifiques et les militaires, attiré les touristes, les concessions minières et les extracteurs d’hydrocarbures. La grande pêche s’y déchaîne. L’Océan Glacial Arctique n’est protégé par aucune convention internationale. En Antarctique il faut empêcher la destruction du statut protecteur, en Arctique il faut le construire.

Robin des Bois et la Commission OSPAR – Cork, Irlande, 26-29 juin 2017

7 juil. 2017

Robin des Bois et la Commission OSPAR – Cork, Irlande, 26-29 juin 2017

OSPAR est une Convention de coopération internationale dédiée à la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est et entrée en vigueur en 1998. La France, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, la Finlande, l’Islande, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord et l’Union européenne en sont membres ainsi que le Luxembourg et la Suisse au titre de l’influence sur la qualité des eaux marines de l’Atlantique des fleuves et des rivières qui les traversent. Robin des Bois a le statut d’observateur à la Commission OSPAR depuis 2005.

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OSPAR perd le Nord

22 mars 2017

OSPAR perd le Nord

Compte-rendu

OSPAR provient de la fusion en 1992 de la Convention de Paris pour la prévention de la pollution marine d’origine tellurique et de la Convention d’Oslo pour la prévention de la pollution marine par les opérations d’immersion effectuées par des navires et aéronefs. Cette dernière avait été initiée suite au choc de la marée noire du Torrey Canyon le 18 mars 1967.
OSPAR est dédiée à la protection de l’Atlantique du Nord-Est. C’est un poisson-pilote. Les travaux de ses 5 comités – Biodiversité, Industries offshore, Substances radioactives, Impacts environnementaux des activités humaines, Substances dangereuses et eutrophisation – ont permis de mieux connaître et combattre les multiples pressions sur les écosystèmes marins depuis le large du Portugal jusqu’à l’Océan Glacial Arctique. Cette réussite s’est notamment concrétisée par un bilan de santé sans concession de la zone OSPAR en 2010 (1). Sept ans plus tard, le poisson-pilote OSPAR est menacé d’asphyxie par les pays arctiques. Robin des Bois revient des comités Biodiversité et Industries offshore qui se tenaient à Berlin et à Oslo les deux premières semaines de mars.

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COP SHOW

30 nov. 2015

La dramaturgie climatique oblige à la caricature. En son nom, des rumeurs sont colportées par des soi-disant philosophes, des vrais politiques et des ONG désorientées.

Il est faux de prétendre que les migrations humaines contemporaines sont provoquées par le réchauffement climatique. Elles sont dues à l’incompétence des dirigeants, aux intolérances religieuses, aux guerres civiles, aux bombardements, au pillage des ressources naturelles et à la misère qui en découle.

C’est aussi une imposture de prétendre que les bilans de plus en plus meurtriers des cyclones ou d’autres aléas sont les conséquences directes du réchauffement climatique. L’urbanisation anarchique, la précarité des habitats, la déforestation en sont les causes principales.

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Frissons en Antarctique

24 nov. 2015

Coup sur coup, 2 paquebots viennent d’être victimes d’avaries graves dans les eaux australes.

Le Boréal, battant pavillon français a subi un incendie et une panne générale de propulsion. 79 passagers ont été hélitreuillés depuis le pont par des hélicoptères anglais Sea King basés sur les îles Malouines. 200 passagers et membres d’équipage regroupés sur 2 chaloupes de sauvetage ont été secourus par le HMS Clyde de la Royal Navy. Le Boréal avait quitté Ushuaia en Argentine le 15 novembre pour une croisière de 15 jours en Antarctique. Coup de chance, l’incendie dans le compartiment machines s’est déclaré seulement 3 jours après le départ, dans des circonstances météorologiques favorables et à portée des moyens de sauvetage disponibles. Le Boréal est présenté par son armateur, le Ponant (ex Compagnie des Îles du Ponant), comme un « yacht rare et innovant sur le marché des navires de croisière ».

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Grande première en Arctique : la viande de baleine transite par le passage du Nord-Est

3 août 2015

Le Winter Bay appartenant à un armateur européen vient de quitter le port de Tromsø en Norvège. Il est maintenant en mer de Barents. Il transporte environ 1800 tonnes de viande de baleine d’origine islandaise. Le Winter Bay est attendu à Osaka au Japon le 28 août. L’option arctique, 14.500 km, évite au Winter Bay les complications diplomatiques, les protestations d’ONG environnementales et les habituelles escales en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Sud.

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Suspension de la chasse à la baleine en Antarctique

19 sept. 2014

65ème Commission Baleinière Internationale
Portoroz – Slovénie

Pour la première fois depuis 27 années, les baleines de l’Océan Austral ne verront pas les harpons des navires chasseurs, ni le sinistre Nisshin Maru, le navire usine hors d’âge qui servait d’abattoir à la chasse « scientifique » japonaise. Le Japon se soumet à la condamnation de la Cour Internationale de Justice de la Haye fondée sur la disproportion entre les enseignements scientifiques de la chasse japonaise et le nombre de baleines tuées (1).
Ce jugement de la Cour Internationale de Justice a été consolidé et prolongé par une résolution présentée par la Nouvelle Zélande adoptée par la majorité des pays présents à la Commission Baleinière Internationale (CBI) réunis cette semaine. De par l’approbation de cette résolution, les « permis spéciaux de recherche » doivent être désormais soumis à l’avis du Comité Scientifique de la CBI. Le Comité devra en particulier dire dans quelle mesure la capture et la mort des baleines sont nécessaires à l’accomplissement des objectifs scientifiques recherchés.

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Une science trop létale

31 mars 2014

Baleines : Jugement de la Cour Internationale de Justice

La Cour Internationale de Justice condamne le Japon à suspendre son programme de chasse à la baleine JARPA II et donc toutes ses activités baleinières en Antarctique. Depuis 1987, le Japon a tué plus de 10.000 baleines dans l’océan Austral.

La Cour dans son arrêt rendu ce matin à La Haye estime que le programme de chasse « scientifique » dans l’océan Austral tel qu’il est conçu et mené par le Japon implique un nombre disproportionné de captures et de mises à mort de baleines.
Selon la Cour, le Japon n’a pas fourni d’explications suffisantes pour justifier les méthodes létales notamment à l’égard des petits rorquals. La Cour a noté que le nombre de baleines tuées dans le cadre de la chasse scientifique japonaise s’explique en fait par des raisons financières. Le produit du traitement des baleines – c’est à dire la commercialisation de la viande – permet de financer la campagne de chasse par le navire-usine Nisshin Maru et les navires auxiliaires.

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Le dialogue de sourds

16 juil. 2013

Note d’information n°8
Les baleines devant la Cour Internationale de Justice
La Haye, Pays-Bas, audiences du 15 et 16 juillet 2013.

Pendant ces 3 semaines de débat au Peace Palace de La Haye, Pays-Bas, l’histoire et l’avenir de la chasse baleinière ont été passés en revue. Le 16 juillet dans ses dernières dépositions, le Japon laisse entendre qu’une décision de la Cour en faveur de l’Australie serait par lui ressentie comme un coup de force. « Ca serait obliger un Etat à se plier à une décision inacceptable ». Dans ce registre le Japon met encore une fois en avant que s’il a accepté le moratoire de 1982, c’était bien dans la perspective de sa révision. Si le Japon s’aperçoit un beau matin que les règles de la CBI sont modifiées, il serait obligé de claquer la porte.

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L’Australie riposte

12 juil. 2013

Note d’information n°7
Les baleines devant la Cour Internationale de Justice
La Haye, Pays-Bas, audiences du 9 au 10 juillet 2013

La deuxième série des auditions de l’Australie a eu lieu les 9 et 10 juillet. Elle a sonné comme un rappel à l’ordre et à la source du conflit. Le retour de l’Australie à la barre a en effet établi une clarification des arguments de droit. L’Australie a réaffirmé que sa plainte concernait « l’incapacité d’un pays à se conformer à son obligation légale internationale de ne pas recourir à des activités de chasse commerciale aux baleines, une obligation à laquelle le Japon a déclaré se conformer mais qu’en même temps il a immédiatement commencé à contourner ». L’Australie a aussi fait un sort aux attaques non fondées que le Japon dans le premier temps des audiences a lancées à son égard.

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Nouvelle-Zélande : une vision en commun des baleines

9 juil. 2013

Note d’information n°6
Les baleines devant la Cour Internationale de Justice
La Haye, Pays-Bas, audience du 8 juillet 2013

Dans une courte intervention le lundi 8 juillet, le représentant de la Nouvelle-Zélande s’est penché sur l’histoire de « la Convention Internationale pour la réglementation de la chasse baleinière » (ICRW en anglais). Membre fondateur, la Nouvelle-Zélande rappelle que dès 1930, la communauté internationale avait compris que la protection des baleines vis-à-vis de « la chasse effrénée » devait être un projet partagé par tous les Etats. Malheureusement, c’est seulement après la Seconde Guerre mondiale que des efforts ont commencé à être entrepris, ce qui selon M. Ridings, s’exprimant au nom de la Nouvelle-Zélande, était « trop peu et trop tard ».

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