Allo Gayssot

16 août 2000

Dans ses communiqués du 26 juillet et du 10 août 2000, l’association Robin des Bois demandait à propos de l’épave du Concorde « si tous les risques étaient pris en compte », insistant sur le fait que les accidents de transports de grande ampleur doivent être aussi considérés comme des catastrophes technologiques mettant en péril la santé des sauveteurs et l’environnement.

La question se pose en particulier de savoir si du thorium 232 et, ou, de l’uranium appauvri sont présents dans les alliages des réacteurs du Concorde ou dans d’autres parties de l’avion. Les conditions de l’accident, la durée et l’intensité de l’incendie, l’absence de vent sont autant de facteurs aggravants pour la contamination du site et les risques d’inhalation des particules toxiques (amiante, dioxines …) ou radiotoxiques par les personnels participant aux premiers secours ou aux expertises, ainsi que dans une moindre mesure pour les témoins et les journalistes.

A la veille d’une réunion spécifique mais exclusivement consacrée aux risques amiantifères du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) des pompiers de l’aéroport de Roissy, le Ministère des Transports continue à observer le silence à ce sujet, manquant à son devoir d’information envers les professionnels et le public.

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