« A la Casse » n°55, entre ça va pire et ça va mieux

11 juin 2019

« A la Casse » n°55
Trimestriel d’information et d’analyses sur la démolition des navires
du 1er janvier au 31 mars 2019 (pdf – 9,4 Mo)

– 158 navires partis à la démolition.
Les porte-conteneurs sont la 1ère catégorie. Ces esclaves mécaniques du commerce mondial sont pour la plupart partis au Bangladesh pour y être échoués et ferraillés dans les pires conditions sociales et environnementales seulement partagées par le Pakistan. Les Claes Maersk et Clara Maersk portaient l’insigne danois mais en juillet 2018, ils ont été au moment opportun dépavillonnés sous les couleurs de Hong Kong. Grâce à ce procédé, ils ont échappé au règlement européen qui oblige depuis le 1er janvier 2019 les navires sous pavillon européen à être démolis dans des chantiers approuvés. Ils ont été échoués sur la plage d’Alang où aucun chantier n’est à ce jour approuvé par l’Union Européenne. Le prix d’achat à la tonne en Asie est aujourd’hui d’environ 450 US$. Dans l’Union Européenne, c’est au moins moitié moins. Le poids lège cumulé des deux porte-conteneurs Maersk est de 17.000 tonnes.

– Le mystère du bateau sans nom et le piège des récifs du Pacifique Sud. (p. 1-3)

© Marine Nationale

Ocean Star 98, un abonné aux détentions et aux pavillons de complaisance est enfin parti à la Casse.

Ocean Star 98, p. 31. © Bengt-Rune Ingberg

– Démolition en février 2019 du porte-conteneurs allemand Lindavia, contrebandier d’ivoire et d’écailles de pangolin entre le Nigéria et le Vietnam en septembre 2018.

– Départ de 2 encombrants vétérans canadiens parqués dans le quai des moribonds à Montréal à destination des chantiers de démolition d’Aliaga, Turquie. Le Canada continue à exporter ses déchets.
(Algowood, p. 43 et Capt. Henry Jackman, p. 44)

– Démolition en Turquie du Treasure, pavillon Curaçao. Le Treasure avait transporté fin 2017 jusqu’à une base navale américaine au Japon le destroyer USS John McCain entré en collision avec un pétrolier dans le détroit de Malacca.

Treasure, p. 50. © U.S. Navy

– 3 ferries construits en 1974, 1971 et 1972 et exploités dans les eaux japonaises jusqu’en 1999, 1990 et 1987 et vendus pour exploitation en Méditerranée puis en mer Rouge en ce qui concerne l’ex-Erimo Maru sont partis à la casse en Turquie et au Pakistan. Les 2èmes ou 3èmes vies des car-ferries sur des trajets pour lesquels ils n’ont pas été conçus alimentent l’insécurité du transport maritime de passagers et de véhicules. (European Express ex-Takashiho Maru, Horizon ex-Ferry Naniwa, Mawaddah ex-Erimo Maru, p. 16-17).
Lire à ce sujet le dossier de Robin des Bois « 2008-2018, transport maritime et fluvial de passagers : plus de 12.000 morts » (pdf – 6,1 Mo).

– Le transporteur de colis lourds Zhen Hua 14 qui avait livré en mai 2010 des portiques made in China pour Port 2000 au Havre est parti à la casse au Bangladesh. L’armateur de la série Zhen Hua est basé à Shanghai, les Zhen Hua battent pavillon de Saint-Vincent-et-Grenadines.

Zhen Hua 14, p. 51.© Pascal Bredel

– Poussé sur une plage d’Oman en mai 2018 par un cyclone, le cimentier Raysut II a été dégagé en février 2019 et remorqué en Inde pour démolition.

Raysut II, p. 49. © Gcaptain.

 

« A la Casse » n°55 (pdf – 9,4 Mo)

 

 

 

 

 

 

 

 

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