Atlas des sites pollués aux PCB
Bulletin PCB n°3 / Hors-Série

Mai 2008

Sommaire

PCB : ça coule de sources

De l’Asbestol au Pyralène

Atlas des sites pollués aux PCB
Cartographie
*     site de production
Adobe Systems     site de stockage
*     sols ou remblais pollués
*     récupération non autorisée

Inventaires
Bassin Artois-Picardie
Bassin Seine-Normandie
Bassin Rhin- Meuse
Bassin Rhône-Méditerranée-Corse
Bassin Loire-Bretagne
Bassin Adour-Garonne
Outre-Mer

PCB : ça coule de sources
Cet atlas des sites terrestres pollués aux PCB est réalisé à partir de quatre sources principales d’informations : la base de données BASOL sur les sites et sols pollués appelant une action des pouvoirs publics et des détenteurs à titre préventif ou curatif, la base nationale de données BASIAS qui regroupe les inventaires historiques régionaux d’activités industrielles et de services susceptibles d’avoir engendré une pollution de l’environnement, la base de données ARIA du Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industrielles (BARPI) qui rassemble des données sur plus de 30.000 accidents technologiques, et les archives de Robin des Bois. Au sens de cet atlas, les sites pollués sont des bâtis ou des sols ou des sous-sols industriels ou d’autres lieux qui en conséquence de dépôts, d’infiltrations ou d’épandages dans le cadre d’activités autorisées, illégales, défectueuses ou d’origine accidentelle ont été le réceptacle de substances contaminées aux PCB. Ces sites doivent à ce titre être considérés comme des sources de risques pour les personnes et l’environnement végétal, animal, aquatique, atmosphérique et faire l’objet d’investigations supplémentaires. Le comité de rédaction du dossier n’a pas retenu dans la sélection des sites ceux qui ont bénéficié d’une dépollution PCB plus exigeante que le  seuil réglementaire de 50 mg/kg de terres pollués comme à La Celles-Saint-Cloud (78) ou à Touillé (31) (fiches d’accidents ARIA numéros 11239 et 9933).
Le rapprochement de toutes les sources d’informations est d’autant plus nécessaire que les exploitants ou les détenteurs de ces sites ainsi que les services de l’Etat et les promoteurs immobiliers ont tendance à considérer que beaucoup de cas sont « réglés » conformément aux anciens critères de connaissance des PCB et au manque de financement. Les dangers des PCB et leur ubiquité ont été de tout temps sous-évalués. En 1987, quand en France l’utilisation du pyralène a été interdite dans les transformateurs électriques – les usages dispersifs l’ont été en 1979 – le nombre total de transformateurs contaminés était évalué à environ 100.000. En 2003, l’inventaire officiel résiduel était d’environ 500.000 appareils dont les condensateurs. Jusqu’en 1995, le danger mis en avant était la pollution chaude consécutive aux incendies et émanatrices de dioxines. La pollution froide, c'est-à-dire la bioaccumulation des PCB dans les chaînes alimentaires, était négligée. Les nouvelles approches sanitaires, toxicologiques et écotoxicologiques, européennes, internationales et conventionnelles vont dans le sens du renforcement des principes de précaution et de réduction des expositions. Ainsi, le potentiel toxique de certains PCB est aujourd’hui assimilé à celui des dioxines, les doses tolérables d’ingestion alimentaire de PCB ont été divisées par 5 et à partir de 1 mg/kg de PCB totaux les sédiments portuaires ne doivent plus être rejetés en mer dans le cadre des opérations de dragage. La surveillance et la décontamination des sites terrestres imprégnés par les PCB ne s’inscrivent pas dans cette logique. Ils sont pourtant des réservoirs qui à terme et à distance alimentent la contamination des sédiments et des organismes aquatiques. La teneur de 50 mg de PCB par kg de terre polluée reste acceptable au regard de la réglementation. La volatilisation des PCB et leur transport atmosphérique sont aujourd’hui identifiés. Ce qui n’empêche pas les promoteurs et aménageurs qui vantent la Haute Qualité Environnementale de leurs programmes immobiliers de négliger le risque PCB dans les sols et sous-sols comme au Havre (76), à Limeil-Brévannes (91) ou à Andrézieux-Bouthéon (42) : «Les transformateurs ont été évacués dans les règles de l’art (…) ; la présence de PCB dans les sols n’est pas suspectée. De plus, ces composés sont peu volatils et ne constituent pas un enjeu en terme de risques ».
Les PCB sont des hydrocarbures cycliques chlorés dérivés du benzène. Ils ont été pour la première fois synthétisés en Allemagne en 1881. La production industrielle a commencé aux Etats-Unis à partir de 1929 et s’est étendue à la Belgique, l’Italie, le Japon, la France, la Russie. Il étaient dans un deuxième temps mélangés à des solvants puis filtrés et commercialisés sous les noms de Asbestol, Abuntol, Inerteen, Therminol, Hydol, et Pyralène en France, autant de noms commerciaux qui témoignent de l’enthousiasme des producteurs et de leur sens du marketing. Les PCB étaient à la chimie ce que le radium fût à la médecine.
Askarel est un terme générique pour tous les liquides isolants contenant des PCB
Les qualités diélectriques, adhésives, plastifiantes, ignifugeantes et biocides des formulations aux PCB ont induit des utilisations multiples et une imprégnation de l’environnement atmosphérique et aquatique.

Les PCB ont été employés en système dispersif dans les encres, les papiers, les textiles, les linoléums, les peintures, les câbles, les cordes, les adhésifs, les PVC, les cartes électroniques, les caoutchoucs, joints et mastics, des carburants. Ces applications ouvertes ont rejeté les PCB dans l’environnement pendant les fabrications, en cours d’usage et après usage. Faute d’informations précises, l’atlas des sites pollués aux PCB ne prend pas spécifiquement en considération les usines où les PCB ont servi d’additifs et où ils ont donc été manipulés et stockés. Il est probable que plusieurs de ces sources fixes ont contaminé des remblais et se retrouvent dans la typologie des remblais pollués par des causes inconnues.
Les PCB ont aussi été utilisés dans des applications semi-ouvertes comme les fluides hydrauliques, les liquides de transferts de chaleur, les huiles de lubrification, les huiles d’usinage de métaux, et les électro-aimants. Les PCB pouvaient alors au moment de leur emploi, de leur remplacement ou de leur régénération contaminer directement ou indirectement les lieux d’utilisation ou les milieux naturels périphériques.
Les PCB ont été utilisés dans les condensateurs d’appareils électroménagers et des véhicules à moteurs, dans les ballasts de lampes à fluorescence et des néons. Ces usages clos envahissent et contaminent en fin de vie les décharges, les sites de broyage ou de recyclage, même si chaque dispositif contient seulement quelques 10 à 200 grammes de PCB. Ils exposent aussi ceux qui sont dédiés au démontage des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) à des risques sanitaires sous-évalués.

D’autres condensateurs contiennent plusieurs kilos de PCB et sont intégrés au réseau électrique de l’habitat collectif, des installations industrielles et tertiaires. En fin de vie, ils ne rejoignent pas toujours les filières d’élimination règlementaire et sont souvent enfouis et écrabouillés, se transformant brusquement de système clos en système ouvert, vers l’environnement.
Les gros systèmes clos sont les transformateurs électriques qui pour les plus importants peuvent contenir plusieurs centaines de litres de PCB. En plus des fuites en cours d’usage couramment épongées par des serpillières ou de la sciure, la vulnérabilité principale des transformateurs de puissance est leur démontage hors normes par des voleurs de cuivre.

Pour clore ce panorama des utilisations les plus connues du PCB, il faut mentionner le cas oublié des radiateurs mobiles à huile remplis entre 1950 et 1980 d’huiles aux PCB et qui n’ont jamais pu trouver de filière dédiée en fin de vie, hors les trottoirs, les décharges sauvages et un site de broyage dans la Loire.

Les effets sanitaires et environnementaux des PCB sont résumés dans la fiche INRS et le communiqué « 33.462 t de pyralène dans les préfectures » dans le dossier PCB de Robin des Bois sur ce site internet.

L’atlas confirme que les bassins de la Seine et du Rhône, les lacs alpins, le Rhin, la Moselle, la Somme et leurs affluents, de même que le Nord/Pas-de-Calais et ses canaux recèlent des agrégats de sites PCB ; ils se recoupent souvent avec la contamination des sédiments aquatiques et la contamination des poissons telles qu’elles sont relevées par le Ministère de l’Ecologie. Il y a aussi une certaine analogie avec les pollutions par hydrocarbures cartographiées par Robin des Bois dans l’Atlas des pollutions par hydrocarbures dans les eaux intérieures. Rappelons que dans ce document il était précisé que « Les hydrocarbures (….) peuvent masquer des contaminants plus persistants comme des huiles de transformateurs électriques ou des huiles de coupe industrielle ». Aucune région n’est épargnée.

Les anciens dépôts de goudrons issus de la régénération des huiles usées n’ont pas été intégrés à la liste des sites pollués aux PCB. Cependant, compte tenu du fait que les contrôles de PCB à l’entrée de ces sites en activité dans les décennies 1960-1980 étaient aléatoires, Robin des Bois recommande que des analyses soient faites à ce sujet. Il s’agit en particulier des sites de Superfinest à Bourron-Marlotte (77), du dépôt CBL à Romilly-sur-Andelle (76) (Compagnie des Bases Lubrifiantes / Ecohuile, déjà citée dans l’Atlas, 76-Lillebonne), du dépôt de goudron d’Okoil-Cofran à Wallers-Trélon (59), du dépôt de goudrons acides issus de la « raffinerie » Lemahieu à Gondecourt (59) et déposés à Abscon (59) dans une carrière de marne.

Les spécialistes les plus clairvoyants disaient en 1986 que les pics de pollutions PCB seraient perceptibles dans les années 2010. Aujourd’hui on peut craindre pire tant la rémanence des PCB et leurs résurgences sont facilitées par un ensemble de pratiques, de négligences, d’incohérences et de tolérances.

*                   La liste noire concerne deux sites producteurs de pyralène et de PCB à Pont-de-Claix (38) et Jarrie (38) au bord de la Romanche et du Drac et 15 fabricants de transformateurs et condensateurs électriques. Il ne sera contesté par personne que pendant les décennies « pyralène »  de ces établissements (certains sont encore en activité) ont eu lieu des déversements, épandages, égouttages pour ne pas dire enfouissements à l’image du site de la Savoisienne d’Aix-les-Bains au bord du Lac du Bourget (Cf. bulletin PCB n° 2 du 11 décembre 2007).

*                   La liste rouge concerne 39 sites de stockage, de récupération, de maintenance, de vidange ou de retraitement de transformateurs et d’autres équipements électriques ou huiles contaminés aux PCB. 11 de ces sites ne sont pas pris en compte par l’administration mais les agissements des exploitants tels qu’ils sont rapportés par la presse, comme le déversement de 15 fûts dans un étang de pêche à Fontenay-sur-Loing (45) incitent à encourager des investigations approfondies sur les sites principaux de ces exploitants douteux et autour.

*                   La liste orange concerne le bâti, les sols, sous-sols, et éventuellement les eaux souterraines et superficielles contaminés par les PCB après des accidents de transport ou dans des installations fixes, des fuites, des incendies, des inondations, la foudre ou d’autres causes inconnues. La plupart de ces sites sont des fonderies, des récupérateurs de ferrailles, des usines de traitement de métaux ou d’activités diverses aujourd’hui éteintes, des décharges ou des remblais comme à Maissemy où ont été amenées des terres polluées de la liste rouge (i.e. Spelidec, Saint-Quentin-02).

*                   La liste jaune concerne les sites pollués par des ouvertures ou des manutentions sauvages de transformateurs en vue d’en extraire le cuivre. A chaque intervention, plusieurs dizaines ou centaines de litres peuvent être répandus dans les sols ou les milieux naturels. Les « récupérateurs non déclarés » de cuivre sont bien informés. Ils opèrent parfois quelques jours avant le retrait programmé du ou des transformateurs d’une usine désaffectée. Les pouvoirs publics commencent à raccourcir les délais d’enlèvement des transformateurs mais les mandataires liquidateurs sont encore loin de tous considérer comme une priorité l’identification et l’élimination des transformateurs aux PCB. Le vandalisme peut frapper n’importe quand et n’importe où. La cartographie montre que le Nord est le plus touché. Le Ministère wallon de l’Environnement remarque que de plus en plus d’épaves de transformateurs sont découvertes sur son territoire ; s’agit-il d’un trafic transfrontalier ? En l’absence d’une véritable police et d’une traçabilité des transformateurs, la délinquance métallique est une source de pollution intarissable. Comme le cours du cuivre, elle est en hausse. Cf. bulletin PCB n°1 du 10 octobre 2007.

Seine-Normandie

*     site de production
Adobe Systems     site de stockage
*     sols ou remblais pollués
*     récupération non autorisée

Accessibilité
Les fiches de la base de données BASOL du Ministère de l’Ecologie sur les sites et sols pollués aux PCB sont directement accessibles pour les sites marqués en cliquant sur le nom du site ; elles permettent de disposer d’un descriptif et d’un historique de chaque site ainsi que de sa situation actuelle. De la même façon, des fiches Basias sur les anciennes activités industrielles liées aux PCB sont consultables pour les sites marqués . Les fiches ARIA sur les évènements PCB des sites marqués ? sont accessibles par leur numéro d’accident sur le site du BARPI. Les sources de Robin des Bois ou leurs résumés sont disponibles au cas par cas auprès de l’association.

1 site de production
5 sites de regroupement, de maintenance et d’élimination
31 sols ou remblais pollués
24 récupérations non autorisées.
= 61 sites pollués.

Sources presse : Agence France Presse ; Le Courrier Picard; Le Matin de Paris L’Union; La Voix du Nord.

Le bassin de la Somme est marqué par l’affaire Spelidec (voir bulletin PCB n° 2 du 11 décembre 2007) et ses ramifications inconnues ou mal évaluées. Les inondations sont un facteur aggravant. La commercialisation des poissons pêchés dans la Somme et les points d’eau qui lui sont reliés est interdite de Saint-Quentin (02) à Feuillères (80) par arrêté interpréfectoral du 21 septembre 2007 ; les personnes proposant la pêche de loisirs doivent informer leurs clients que la consommation des produits de la pêche est déconseillée.
Dans le Nord et le Pas-de-Calais, l’imprégnation aux PCB est emmenée par l’association usines fermées / voleurs de cuivre et par plusieurs sites dédiés à la fabrication et au bidouillage de transformateurs. La concentration autour de Lille et Valenciennes est impressionnante. Elle fait légitimement redouter des concentrations importantes homogènes ou localisées des sédiments dans le réseau des canaux.

4 sites de production
8 sites de regroupement, de maintenance et d’élimination
51 sols ou remblais pollués
12 récupérations non autorisées
= 75 sites pollués.

Sources presse : Agence France Presse; L’Aisne Nouvelle; L’Ardennais; Le Courrier Picard ; Le Figaro ; France Soir ; Libération ; Le Monde; L’Oise Matin; Le Parisien; La République du Centre Ouest; L’Union ; La Voix de l’Aisne.

Le bassin Seine-Normandie est marqué par plusieurs fabricants de transformateurs et des activités de recyclage. L’agrégat de l’Ile-de-France recoupe celui de l’atlas des pollutions par hydrocarbures dans les eaux intérieures (pdf). Les sites historiques de Sermaise et de Ballancourt avec l’option de confinement sur place des polluants résiduels contribuent à la contamination de la Seine en amont de Paris. Paris est ceinturé par des remblais et des décharges aux PCB. Les sites d’Alsthom et des autres fabricants de transformateurs ne sont pas assez surveillés. Le bassin versant de la Seine est connu depuis 20 ans comme étant le plus pollué par les PCB sur le territoire français et en Europe. Les rejets domestiques – déchets et excrétions–, les eaux de ruissellement, les activités de récupération ou de régénération des matériaux contaminés comme les papeteries, les sites pollués en déshérence et le vol de cuivre dans les transformateurs sont responsables de cette imprégnation. La pêche, la détention, le transport et la vente ou la cession des anguilles pêchées dans la Seine et les eaux littorales est interdite du fait des PCB dans les départements de la Seine Maritime , l’Eure et le Calvados par un arrêté du 23 janvier 2008.
Artois Picardie
Rhin-Meuse

3 sites de production
4 sites de regroupement, de maintenance et d’élimination
37 sols ou remblais pollués
2 récupérations non autorisées.
= 46 sites pollués.


Sources presse : Agence France Presse ;Les Dernières Nouvelles d’Alsace ; Les Echos ; L’Est Républicain ; Le Figaro ; Libération ; Le Monde ; Ouest-France ; Le Républicain Lorrain.

Le bassin Rhin-Meuse et spécialement la Moselle sont caractérisés par les vestiges de trois usines d’équipements électriques qui ont utilisé du pyralène, par des importations en provenance d’Allemagne de résidus de caoutchouc imprégnés de PCB et par plusieurs dizaines de sols et friches industriels textiles ou sidérurgiques abandonnés, remaniés, et plus ou moins imprégnés par les PCB après des négligences, des pertes de traçabilité ou des vols de transformateurs.

08 Fromelennes Adobe Systems Trefimetaux SA

08 Villers-Semeuse Adobe Systems EDF

Site de stockage et décuvelage de transfos aux PCB.

54 Auboué Adobe Systems Crassier et ancienne usine d'Auboué

54 Dieulouard Adobe Systems Ancienne usine Union Française Des Pétroles (U.F.P.)

Site de régénération d'huile usagée.

54 Haucourt-Moulaine Adobe Systems Usine de Moulaine

54 Herserange Adobe Systems Train à fil d'Herserange

54 Joeuf Adobe Systems Europipe

54 Nancy Adobe Systems Agence EDF GDF rue Charles de Foucault

54 Nancy * Alstom Moteurs

Fabricant de transformateurs.

54 Nancy Adobe Systems Ancienne chaudronnerie de  Lorraine

54 Pierrepont Adobe Systems Faurecia

54 Sarrebourg Adobe Systems Agence d'exploitation EDF GDF Services

 

55 Pagny-sur-Meuse Adobe Systems Lormet, ex Newell International

Juillet 1993. Quatre responsables d’une société allemande sont inculpés pour avoir entre janvier 91 et décembre 92 exporté illégalement 31.000 t de résidus de broyage automobile souillés au PCB qu’ils entreposaient dans le département de la Meuse.

57 Amneville Adobe Systems Train à fil de Rombas

57 Basse Ham Adobe Systems Chantier SLR

57 Basse Ham Adobe Systems Site KORSEC et SOFI SERVICE

57 Betting-les-Saint-Avold Adobe Systems T.R.I. 

Dépôt de pneus et RBA (Résidus de Broyage Automobile)

57 Carling Adobe Systems Cokerie de Carling

57 Dieuze Adobe Systems Societe Koch

57 Forbach Adobe Systems T.R.I.

Dépôt de pneus et RBA (Résidus de Broyage Automobile)

57 Hayange Adobe Systems La Platinerie

57 Maizieres-les-Metz * Ancienne usine France Transfo

Fabricant de transformateurs.

 

 

57 Maizières-les-Metz  Adobe Systems

Importation chez RTR Industrie d’huiles dépassant les seuils autorisés en PCB et destinées à un brûlage en cimenterie.

57 Metz Adobe Systems Ancien dépôt Sotrameuse

57 Metz * Ancienne usine France Transfo

Fabricant de transformateurs

57 Richemont Adobe Systems Centrale EDF de Production Thermique Richemont

57 Sarreguemines  Adobe Systems T.R.I. dépôt de pneus et de RBA (Résidus de Broyage Automobile) 

57 Thionville Adobe Systems Ancienne usine sidérurgique de Thionville

57 Uckange Adobe Systems Ancienne agglomération d'Uckange

57 Woippy Adobe Systems Rolanfer

 

67 Bibliesheim  Adobe Systems

Novembre 1990. Un industriel allemand est condamné pour avoir abandonné dans un champ des boues sous-produites par le recyclage de déchets de métaux : elles étaient contaminées aux PCB.

67 Schirmeck Adobe Systems Fonderie de la Bruche -Colibru

67 Schirmeck Adobe Systems TRW Composants Moteur

67 Selestat Adobe Systems Ancienne filature Simon Bigart

 

67 Wittelsheim  Adobe Systems Stocamine

Juillet 1990. Un rapport de la DRIRE relève le stockage illicite de 47 t de béton souillé aux PCB depuis plus d’un an sur le site de stockage géologique de déchets ultimes.

68 Illzach Adobe Systems Marx Spaenlin - Sometalor

68 Mulhouse Adobe Systems Usine Clemessy -C1 dite "Clemessy EMCS", ex-usine Frey

Réparation de matériel électrique dont les transformateurs.

68 Munster Adobe Systems Recyplast site du Hammer, ex-manufacture Hartmann

Des milliers de m3 de déchets plastiques ont été stockés sans autorisation sur le site de l’ancienne filature actuellement en cours de dépollution. La Drire soupçonne aussi une pollution au pyralène due à l’ancienne activité textile.

68 Richwiller Adobe Systems AC2R

68 Sainte-Marie-aux-Mines Adobe Systems Baumgartner

Activité d’ennoblissement textile depuis 1824, mise en liquidation judiciaire en 1983. Le sol a été pollué par la fuite de deux transformateurs sur site.

68 Saint-Louis Adobe Systems Usine Haefely - Trench

Fabrication de matériel de distribution électrique.

88 Celles-sur-Plaine Adobe Systems Alpha Décoration, ex-International Décor

Avril 1995. 700 litres de PCB s’écoulent dans le canal suite au déplacement d’un transformateur sur le site d’une entreprise de bijoux fantaisie déjà pointée pour « des stockages hasardeux  de déchets». L’analyse des sédiments montre une contamination du canal et du plan d’eau en aval utilisé pour usage touristique et de baignade.

88 Nomexy Adobe Systems Compagnie de Développement Textile

88 Plombieres-les-Bains Adobe Systems Tréfileries des Vosges

88 Ramonchamp Adobe Systems T.R.W. Automotive.

88 Remiremont *

9 janvier 1986. Renversement d’un transformateur ; 200 l de pyralène sont répandus sur le sol. (fiche accident ARIA n° 514).

Rhône – Méditerranée – Corse

5 sites de production
8 sites de regroupement, de maintenance et d’élimination
69 sols ou remblais pollués
16 récupérations non autorisées.
= 98 sites pollués.


Sources presse : Agence France Presse; Le Canard Enchainé; Le Dauphiné Libéré; Le Figaro; Libération; Lyon Figaro; Le Méridional; Le Pays de Franche-Comté; Le Progrès; Le Provençal; La Provence; Le Quotidien du Maire.

Enfouissements, pillages, sites de fabrication de pyralène dans l’Isère et aussi sites de fabrication d’équipements électriques en plein cœur de Lyon ou autour du lac d’Annecy, les sources historiques de PCB alimentent le bassin du Rhône, y compris autour de Marseille où le vol de cuivre est florissant. Parmi les six bassins répartis sur l’hexagone, le bassin Rhône-Méditerrannée-Corse est le plus gros détenteur de sites pollués.

Un arrêté de la préfecture du Rhône du 14 septembre 2005 interdit la consommation des poissons pêchés dans le canal de Jonage et le Grand Large. Cette interdiction a été étendue au canal de Miribel (arrêté de la préfecture de l’Ain du 20 mars 2006), au Rhône depuis le barrage de Sault-Brennaz jusqu’à la confluence aval des canaux de Miribel et Jonage (arrêté interpréfectoral Rhône-Ain-Isère du 6 avril 2006), de cette confluence jusqu’à la confluence Rhône-Saône (arrêté préfectoral du Rhône du 22 septembre 2006), de cette dernière confluence jusqu’au barrage de Vaugris (arrêté interpréfectoral Rhône-Isère du 22 février 2007), des limites administratives Drôme-Isère et Ardèche-Loire au nord jusqu’aux limites administratives Drôme-Vaucluse et Ardêche-Gard au sud (arrêté interpréfectoral Drôme-Ardêche du 13 juin 2007), dans le Rhône, le Grand Rhône et les canaux dérivés jusqu’à l’embouchure (arrêtés préfectoraux Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Gard du 7 août 2007).
L’interdiction a été levée pour les brochets, les chevesnes, les sandres, les perches, les mulets, les gardons et les hotus (poissons dits « de pleine eau »), entre la confluence Rhône - Isère au nord et les limites administratives Drôme-Vaucluse et Ardêche-Gard au sud par un arrêté du 7 mai 2008. Depuis les mois d’avril et de mai 2008, la pêche et la commercialisation des ombles chevaliers est interdite du fait des PCB dans les lacs d’Annecy, du Bourget et la partie française du lac Léman.

En outre, à Susville (38), un arrêté municipal du 12 mars 1996 interdit la pêche et la consommation des poissons de l’étang des Moutières, de la rivière la Jonche et de ses affluents sur le territoire de la commune de Susville (38) suite à la découverte d’une pollution aux PCB sur le site des anciennes centrales thermiques. En 2008, cette interdiction est toujours en vigueur.

Loire-Bretagne

2 sites de production
10 sites de regroupement, de maintenance et d’élimination
38 sols ou remblais pollués
6 récupérations non autorisées
= 56 sites pollués.

 

Sources presse: Agence France Presse; Associated Press; Le Courrier de l’Ouest; Le Courrier de Paimboeuf; L’Eclair; Le Maine Libre; La Nouvelle République du Centre-Ouest; Ouest-France; Le Parisien; Presse Océan; La République du Centre; Sciences et Vie; Le Télégramme.

L’amont du bassin Loire Bretagne est contaminé par plusieurs fabricants de transformateurs au pyralène et des maillons d’une chaîne anarchique de stockage / récupération / régénération. L’affaire SOLIC partie de Limoges avec des cercles concentriques dans le sud et le centre de la France révèle les dérives des combustibles de substitution faits avec des huiles régénérées en provenance de CBL (voir bassin Seine – 76) et des résidus venus de Rotterdam (Pays-Bas) en quelque sorte une préfiguration de l’affaire Probo Koala en Côte d’Ivoire, avec le pyralène en plus.

03 Bayet Adobe Systems « Gallet récupérateur »

Ce site de récupération de matières métalliques « stocke des transformateurs et des condensateurs EDF par milliers ». Le terrain était loué à l’importateur des fûts en provenance de Seveso et par ailleurs exploitant du site Spelidec de Saint-Quentin (02).

03 Cusset Adobe Systems Manurhin Defense

 

18 Argent-sur-Sauldre  Adobe Systems Simelec

En février 1989, 15 fûts de pyralène sont découverts dans un étang de pêche de Fontenay-sur-Loing (45). Le responsable du dépôt sauvage est la Simelec, une société de vente et de réparation de transformateurs qui stockait aussi des fûts de pyralène dans ses ateliers d’Argent-sur-Sauldre. D’autres fûts sont récupérés à Pavillons-sous-Bois (93) et Brinon-sur-Sauldre (18). 

18 Baugy Adobe Systems SARL Mempontel (dépôt de ferrailles)

18 Bourges Adobe Systems Fonderie Manoir Industries

18 Vierzon Adobe Systems Timken (Anciennement Nadella)

22 Ploufragan Adobe Systems Anciens Etablissements Renaud -Lucienne

Fabrication de savons et régénération d’huiles usagées.

22 Saint-Brieuc * Lycée   

28 juin 2005. 4 personnes sont hospitalisées après contact avec des PCB. Elles avaient curé un fossé dans lequel se trouvait un transformateur au pyralène. (fiche accident ARIA n° 30143).

 

23 Guéret Adobe Systems (voir 87 Limoges, Solic)

28 Châteaudun Adobe Systems Paulstra

28 Thiron-Gardais Adobe Systems SCMMB

29 Brest Adobe Systems Groupement Pétrolier de Brest (GPB)

29 Ploneour Lanvern Adobe Systems Joncour – ancien dépôt de  ferrailles

29 Pont-l’Abbé Adobe Systems Joncour

29 Quimper Adobe Systems  Société ROMI

35 Betton *

8 mars 1999. Fuite d’un transformateur en haut d’un poteau. L’huile aux PCB se répand sur le sol et le fossé des eaux pluviales. (fiche accident ARIA n° 15488).

35 Mondevert *

23 février 1995. Traces de pollution au pyralène autour d’un transformateur détruit accidentellement. (fiche accident ARIA n° 6611).

 

35 Redon Adobe Systems Etang de Via

En été 1986, puis en février 1987, pollution aux PCB de l’étang de Via. Elle provient d’un débordement des cuves de décantation de la société ERRE (Entreprise Redonnaise de Réparation Electrique) suite à « une grosse averse de grêlons ». Le lait des vaches de l’exploitation voisine est contaminé. Certaines sont abattues. 20 ans après, les poissons sont toujours contaminés. Voir le bulletin  « PCB n°2 » de Robin des Bois sur le site internet de l’association.

35 Rennes Adobe Systems GIAT Industrie

36 Aigurande *

5 octobre 2003. Fuite de PCB d’un transformateur EDF datant de 1976 situé en bordure d’une pâture à bovins. (fiche accident ARIA n° 25892).

37 Tours Adobe Systems Eiffage Immobilier Centre

41 Romorantin Lanthenay Adobe Systems Matra Romo 3

41 Salbris Adobe Systems MBDA Salbris I

42 Andrézieux-Bouthéon Adobe Systems France Bois Imprégnés

Cet ancien site de traitement des bois à  la créosote  ou aux sels de cuivre, chrome arsenic est pollué sur plusieurs hectares. Les transformateurs aux PCB ont été traités « dans les règles de l’art ». Reste à voir !

42 Fraisses Adobe Systems Sogelam

42 La Talaudiere Adobe Systems Vitale

42 Le Chambon-Feugerolles Adobe Systems Loire Fonte Industrie

42 Roanne Adobe Systems GIAT Industries

42 Roanne Adobe Systems Papeteries Navarre De Roanne (P.N.R.)

42 Saint-Cyprien Adobe Systems Vitale Recyclage (Ex Serdex, ex-Ecodec, ex-Ets Bourgier)  

Ancien site de brûlage de câbles et matériels électriques dans les années 70. Une installation de broyage de radiateurs à huile y a également été exploitée.

 

42 Sorbiers * Celduc

Fabricant de transformateurs.

 

44 Bouguenais Adobe Systems 

Le 25 octobre 1996, 6 transformateurs et condensateurs sont découverts abandonnés dans un champ, leurs boîtiers ouverts. Plusieurs m3 de remblais sont pollués au pyralène.

44 Nantes *

17 décembre 1998. Au cours de son enlèvement pour destruction, un transformateur aux PCB d’un local électrique communal tombe. 400 l de pyralène se répandent sur le sol. (fiche accident ARIA n° 14605).

 

44 Nantes Adobe Systems Dubigeon-Normandie.

Les remblais pollués découverts à Pont-Saint Martin en novembre 1996 venaient d’une chape démolie sous d’anciens bâtiments abritant auparavant des condensateurs sur le site des anciens chantiers navals. Une pollution résiduelle est probable.

 

44 Pont-Saint-Martin Adobe Systems 

En novembre 1996, découverte de traces de pyralène dans des remblais en bordure de l’Ognon. Les gravats provenaient des anciens ateliers de Dubigeon-Normandie à Nantes.

 

44 Saint-Herblain Adobe Systems Soredi

En novembre 1996, incendie de l’entrepôt de la Soredi où étaient stockés les transformateurs et condensateurs trouvés à Bouguenais en octobre  ainsi que la terre polluée excavée.

44 Teillé *

1er février 1997. Pollution de la Semnon et de la Bruz, deux sous-affluents de la Loire, par des effluents provenant de moteurs et de transformateurs. (fiche accident ARIA n° 9933).

 

45 Autry-le-Chatel  Adobe Systems Sté Orsay,

En juillet 1987, l’entreprise Orsay stocke sans autorisation 1.000 l de pyralène et est contraint par la préfecture de les évacuer vers un centre agréé. En janvier 1989 la même société dépose une demande d’autorisation de transit de pyralènes.  En mars, après la découverte de 15 fûts immergés dans un étang de pêche à Fontenay-sur-Loing (18), la préfecture du Loiret prend un arrêté interdisant toute activité sur le site d’Autry.

 

45 Orléans Adobe Systems

En mars 1990, des ouvriers découvrent deux fûts de pyralène enfouis à 2 m sous terre sur un chantier de construction de logements.